Comprendre

Comprendre la contribution carbone

Comment ça marche, pourquoi agir, comment s’engager, et ce que fait Carbone.eco pour rendre la contribution carbone labellisée accessible à tous.

Comment ça marche

Les cinq étapes d’une contribution

  1. 01

    Sélectionner votre projet CO2

    Sélectionnez le projet forestier ou agricole que vous souhaitez soutenir. Carbone.eco a pré-sélectionné des projets de contribution carbone répondant aux cahiers des charges du Label Bas-Carbone.

  2. 02

    Choisissez le volume de votre contribution

    Parce que la contribution carbone doit permettre à tout un chacun de soutenir un projet, à hauteur des émissions de gaz à effet de serre que vous souhaitez financer.

  3. 03

    Contribuer financièrement au projet

    Le financement d’un projet se fait en échange d’une garantie apportée par le porteur de projet que celui-ci sera bien mis en œuvre, conformément au Label Bas-Carbone.

  4. 04

    Votre certificat et votre facture, par e-mail

    Le certificat de contribution et la facture vous parviennent par e-mail dans les minutes qui suivent le paiement ; nos conditions générales s’engagent sur quinze jours au plus. Le certificat porte un code et un QR code : n’importe qui peut en vérifier l’authenticité sur le site, et votre contribution apparaît dès le paiement au registre public de Carbone.eco.

  5. 05

    Inscription au registre national

    Un auditeur indépendant vérifie le projet au terme de sa mise en œuvre — environ cinq ans après la plantation pour une forêt. Une fois les crédits vérifiés, l’opérateur les cède et déclare le bénéficiaire au Ministère de la Transition Écologique dans les trois mois, comme le prévoient les articles 26 et 29 de l’arrêté du 5 septembre 2025 : l’inscription n’est pas possible avant. Le nom du contributeur figure alors au registre national du Label Bas-Carbone, et la référence obtenue apparaît sur sa page de vérification.

Notre conviction

Réduire d’abord, séquestrer ensuite, et le faire ici.

À l’échelle nationale, l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption par les « puits » de carbone suppose deux mouvements simultanés : réduire les émissions liées aux activités humaines, et augmenter leur absorption en développant des solutions de séquestration. Aucune contribution volontaire ne rend une entreprise ou une personne « neutre » : elle finance une action supplémentaire, mesurée et vérifiée.

C’est précisément ces « puits » de carbone que STOCK CO2 développe au travers de projets labellisés Bas-Carbone par le Ministère de la Transition Écologique. Cette labellisation permet la comptabilisation dans l’objectif climatique national des réductions d’émissions de GES supplémentaires, permises par nos projets.

Label Bas-Carbone Registre national Certificat vérifiable 100 % en France
Sur le terrain

À quoi ressemble une tonne.

Une plantation qui s’installe, une prairie pâturée, un blé de printemps : le travail que mesure le Label Bas-Carbone.

Jeune plantation forestière en automne : rangs de plants tuteurés devant une lisière
Une jeune plantation, plants alignés et tuteurés.
Vaches laitières au pâturage dans une prairie verte
Prairie pâturée, octobre 2024.
Parcelle de blé vert sous un ciel de printemps
Blé en mai 2025.

Photos de terrain STOCK CO2. Elles montrent les milieux et les pratiques que ces projets transforment, pas nécessairement les projets proposés sur ce site.

Pourquoi agir ?

Pourquoi planter des arbres

Le réchauffement climatique est une réalité qui ne peut plus être ignorée et il est nécessaire d’agir pour infléchir la tendance actuelle. Afin de modifier l’itinéraire carbone de notre planète et limiter le réchauffement, il existe deux modalités d’action : l’augmentation de la séquestration carbone et l’accompagnement à réduire les émissions liées à des activités (agriculture, bâtiment, transports, etc). On distingue ici la notion de puits carbone, relative à la séquestration du carbone, de la réduction de l’empreinte carbone.

La séquestration carbone s’appuie sur la capacité des écosystèmes naturels à capter du carbone présent dans l’atmosphère, et à le transformer en masse organique. C’est le cas de la forêt avec le mécanisme de photosynthèse, qui permet de capter du CO2 tout en libérant de l’oxygène dans l’atmosphère et en stockant du carbone dans le bois. Ce bois pourra en outre être substitué à des matériaux polluants comme le béton.

Pourquoi les fermes, autant que les forêts

Une forêt stocke : elle retire du CO2 de l’atmosphère et le range dans le bois et dans le sol. Une ferme, elle, fait surtout autre chose — elle évite des émissions qui auraient eu lieu. Les deux comptent dans le même objectif climatique national, et les deux relèvent du même Label Bas-Carbone, avec des méthodes différentes approuvées par le Ministère de la Transition Écologique.

Sur un élevage, la méthode Carbon Agri, portée par l’Institut de l’Élevage, part d’un diagnostic CAP’2ER® de l’exploitation, puis d’un plan d’actions sur cinq ans : alimentation du troupeau, conduite des prairies, fertilisation, énergie. Sur des grandes cultures, la méthode portée par Arvalis, Terres Inovia, l’ITB et Agrosolutions vise d’abord le protoxyde d’azote lié aux engrais, puis le stockage de carbone dans les sols par les couverts végétaux, les légumineuses et la réduction du travail du sol. Dans les deux cas, un diagnostic au début, un plan d’actions, un suivi, et une vérification par un auditeur indépendant avant que la moindre tonne soit reconnue.

Ce n’est pas un complément décoratif au catalogue : les fermes en portent environ un tiers du volume ouvert aux contributions. Et elles ne présentent pas le même risque qu’une forêt — leurs réductions ne reposent pas sur un stock de bois exposé au feu, ce qui répartit l’aléa entre les deux familles de projets.

Le carbone n’est d’ailleurs pas la seule chose qui change sur une parcelle. Un couvert végétal semé entre deux cultures nourrit les insectes l’hiver, retient les nitrates avant qu’ils ne descendent vers la nappe, limite l’érosion et refait la structure du sol. Ces effets-là ne se vendent pas à la tonne ; ils sont documentés projet par projet, sur chaque fiche.

Contribution ou compensation : les mots justes

On parle souvent de « compensation ». Le terme est trompeur : il laisse croire qu’une émission peut être annulée par un financement. Nous employons donc le mot « contribution », comme le recommandent l’ADEME et le cadre européen : une entreprise ou un particulier cofinance un projet de réduction ou de séquestration carbone, sans prétendre effacer ses propres émissions. Le financement d’un projet se fait en échange d’une garantie apportée par le porteur de projet que celui-ci sera bien mis en œuvre, conformément au Label Bas-Carbone.

Pour être retenu par Carbone.eco et recevoir des financements, le projet doit être validé par le Ministère de la Transition Écologique en obtenant la labellisation Bas-Carbone, c’est-à-dire qu’il respecte son cahier des charges et que son suivi sera réalisé dans les règles de l’art jusqu’à une certification finale suite à un audit indépendant.

Le label Bas-Carbone

Le label Bas-Carbone est aujourd’hui le seul cadre réglementaire français encadrant la reconnaissance des crédits carbone issus de projets locaux, arboricole sur le marché volontaire. Créé en 2019 par le Ministère de la Transition Écologique, celui-ci offre aux financeurs un cadre méthodologique vérifié et reconnu par l’État.

Tous les projets labellisés Bas-Carbone font l’objet d’une inscription sur le registre du label Bas-Carbone tenu par la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Les projets sont suivis pendant 5 ans jusqu’à leur certification définitive par le Ministère. Cette reconnaissance permet aux contributeurs de s’assurer de la réalité du projet autant que du sérieux du projet.

Comment s’engager ?

S’engager dans la contribution carbone

Pour s’engager dans une démarche de contribution carbone, il est nécessaire de commencer par la mesure de ses émissions de carbone. Il existe de nombreux services de mesure du bilan carbone des particuliers en ligne. Vous pouvez avoir accès aux bases de données carbone de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) afin de faire votre bilan carbone.

S’engager dans la contribution carbone carbone suppose d’avoir préalablement évité et réduit ses émissions de carbone, ou a minima d’engager ces actions en parallèle. Contribuer sans éviter ni réduire d’abord ses propres émissions est considéré comme de l’écoblanchiment car c’est la solution de facilité « je ne change pas mes pratiques, mais je finance un projet de séquestration carbone ».

La contribution carbone est un complément, jamais un substitut : elle vient après les émissions dites "incompressibles", c’est-à-dire qui ne peuvent être ni évitées, ni réduites. Les capacités de séquestration carbone de notre planète sont limitées, et nous ne pouvons boiser 5 terres et demie.

Le prix de la tonne

Les crédits carbone générés par un projet de séquestration ont un coût qui est lié au coût des travaux nécessaires à sa mise en œuvre et son suivi. L’opérateur carbone du projet est chargé de le concevoir avec les experts, techniciens et propriétaires. Pour simplifier, le prix des crédits se décompose ainsi, en dehors de la prise en compte des co-bénéfices liés aux projets :

Crédits Carbone = (Coûts des travaux − Aides publiques + Audit et Opérateur) / Volume de carbone séquestré sur 30 ans

Le coût des travaux inclut l’ensemble des coûts nécessaires à la bonne mise en œuvre du projet tel que :

  • Travaux de préparation des sols
  • Fournitures des plants
  • Plantation des plants
  • Protection contre le gibier et/ou les maladies (grillage, traitement ou répulsif)
  • Entretiens pendant 5 ans
  • Maîtrise d’œuvre du professionnel forestier

Voici où va l’argent d’une tonne, par grandes masses. Ce sont des ordres de grandeur : les montants exacts, poste par poste, sont ceux de l’article « Modalités de l’emploi de la Contribution » de nos conditions générales de vente, qui font foi.

Les travaux sur le terrain environ la moitié
La rémunération du porteur de projet — le propriétaire forestier ou l’agriculteur qui exécute le chantier. Sur une forêt : la préparation du sol, les plants, la plantation, la protection contre le gibier et cinq ans d’entretien. Sur une ferme : le diagnostic, l’accompagnement technique et le surcoût des pratiques changées, année après année.
Le montage et la labellisation environ un cinquième
Écrire le dossier au format qu’exige la méthode, le faire instruire par la région et labelliser par l’État, puis inscrire les réductions et leurs bénéficiaires au registre national. Ces dépenses ne dépendent pas du nombre de plants : c’est ce qui rend une petite contribution chère à produire.
Le contrôle indépendant et la réserve pour aléas environ un dixième
L’auditeur qui vient constater l’état du peuplement ou des pratiques avant que la moindre tonne soit reconnue, et la provision pour aléas et assurances. C’est la part qui paie la vérification plutôt que la promesse.
La plateforme, la recherche et la gestion environ un cinquième
Le site, le paiement, l’édition des certificats et des factures, le registre public, le service aux contributeurs, le suivi des projets dans la durée, et le travail de veille sur les méthodes. La commission de Carbone.eco est fixe et identique sur tous les projets : aucun ne rapporte plus qu’un autre à la plateforme, donc aucun n’a de raison d’être mis en avant.

Cette part n’est pas versée d’avance : elle suit l’avancement du projet, échéance par échéance, comme le prévoient nos conditions générales de vente. Un chantier qui n’est pas fait n’est pas payé — c’est ce qui protège le contributeur autant que le porteur.

Calculer le volume de carbone

Le principe consiste à valoriser la différence entre un scénario de référence et un scénario de projet. Par exemple, pour les projets de boisement de prairies, l’opérateur carbone modélise les flux carbone liés à la création d’une forêt par rapport au maintien d’une prairie sur trente années, et y applique des rabais liés aux risques locaux.

Les projets proposés par Carbone.eco font tous l’objet d’une labellisation Bas-Carbone par le Ministère de la Transition Écologique. Cette labellisation permet de reconnaître la réalité des flux carbone sur une période de temps crédible. Il ne s’agit pas de faire des calculs basés sur des estimations de séquestration carbone d’un arbre, mais de prendre en compte la réalité de sa croissance en fonction de tous les paramètres locaux. C’est pour cela que Carbone.eco ne vend pas d’arbre à l’unité car cela n’a pas de sens à l’échelle d’une forêt.

Chaque projet dispose d’un potentiel de séquestration carbone unique en fonction de nombreux critères tels que : la localisation, l’essence et son adéquation au site, répartition et densité des essences, la qualité des sols, la gestion prévisionnelle.

À propos de Carbone.eco

Sélection des projets

Carbone.eco sélectionne les meilleurs projets labellisés par le Ministère de la Transition Écologique pour les particuliers et entreprises. La sélection des projets se fait sur un certain nombre de critères, qui vont de la diversité des essences, leur résilience, et leur répartition, jusqu’aux bénéfices socio-économiques et environnementaux liés à la plantation.

Carbone.eco ne propose pas de projet de plantation après une coupe rase dans le cadre d’une exploitation forestière traditionnelle, mais exclusivement des projets forestiers démontrant l’additionnalité économique des projets (ex : coupe sanitaire).

Tous les projets sont suivis par l’opérateur pendant une durée de 5 ans. L’opérateur fait un rapport annuel sur chaque projet auprès de Carbone.eco afin de s’assurer du bon déroulement du projet.

Nos missions

À l’échelle nationale, l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption par les « puits » de carbone suppose deux mouvements simultanés : réduire les émissions liées aux activités humaines, et augmenter leur absorption en développant des solutions de séquestration. Aucune contribution volontaire ne rend une entreprise ou une personne « neutre » : elle finance une action supplémentaire, mesurée et vérifiée.

C’est précisément ces « puits » de carbone que STOCK CO2 développe au travers de projets labellisés Bas-Carbone par le Ministère de la Transition Écologique. Cette labellisation permet la comptabilisation dans l’objectif climatique national des réductions d’émissions de GES supplémentaires, permises par nos projets.

A l’échelle nationale, il faut réduire sur les 30 prochaines années nos émissions de 455 millions de tonnes équivalentes carbone annuellement (Rapport SNBC-2, 2018), à moins de 80 d’ici à 2050. C’est à dire diviser au minimum par 6 l’empreinte carbone de la France. Le premier objectif est de diminuer les émissions de 40% d’ici à 2030, et nous sommes déjà en retard sur cette trajectoire. Il est temps d’agir.

À propos de nous

Carbone.eco émerge d’un constat : les particuliers et les petites entreprises n’ont pas accès aux projets labellisés par le Ministère de la Transition Écologique. En effet, contribuer sur de petits volumes revient cher au regard des coûts associés tel que les frais de dossier et autres.

C’est avec cet objectif que Carbone.eco a été fondé afin de permettre à tout le monde d’avoir accès à des projets forestiers et agricoles labellisés Bas-Carbone, sans frais de dossier et suivi par le premier opérateur de projets carbone labellisés par l’État.

Contribuer à un monde bas carbone.

Devenez dès aujourd’hui un acteur du changement, en soutenant un projet français labellisé par l’État.

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