Méthode Reconstitution de peuplements forestiers dégradés
Restaurer une forêt dégradée par une tempête, un incendie, une attaque sanitaire ou un dépérissement, là où la régénération naturelle ne suffit pas. Le carbone est comptabilisé sur 30 ans par rapport à un scénario de référence sans intervention.
- Porteur de la méthode
- CNPF (Centre national de la propriété forestière)
- Approbation
- Approuvée par le Ministère de la Transition Écologique en 2019.
- Projets sur ce site
- 3 · 569 tCO₂eq ouvertes aux contributions
Ce que la méthode impose
Un porteur de projet ne choisit pas ses règles : il applique celles de la méthode, et un auditeur indépendant vérifie qu’il les a tenues avant que l’État reconnaisse la moindre tonne. Pour Reconstitution de peuplements forestiers dégradés, les engagements sont les suivants.
- Diagnostic préalable du dépérissement (outil DESPERIS)
- Choix d’essences adaptées aux conditions futures
- Maintien de l’état boisé pendant 30 ans minimum
- Vérification sur le terrain après 5 saisons de végétation
- Rabais de non-permanence pour les risques naturels
Comment se comptent les tonnes
La méthode compare deux trajectoires : le scénario de référence, ce qui se serait passé sans le projet, et le scénario de projet. Seule la différence est comptabilisée, c’est le principe d’additionnalité. Sur un boisement, la séquestration se comptabilise sur trente ans, à partir de tables de production propres à l’essence, à la station et au climat local.
Une part du volume est retirée au titre de la décote de non-permanence, pour couvrir les aléas naturels. C’est cette réserve qui permet au dispositif de tenir même quand un projet subit un incendie, une sécheresse ou une attaque sanitaire.
Label Bas-CarboneMinistère de la Transition Écologique