
Le rond-bois de la Folie
Trélon · Hauts-de-France
- Douglas vert
- Mélèze hybride
- Chêne rouvre / sessile
- Alisier blanc
- + 6 autres
- CO₂ séquestré, estimé2 590 tCO₂eqLe total que la méthode prévoit de retirer de l’atmosphère sur 30 ans
- Volume en vente, environ185 tCO₂eqLa part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
- Prix de la tonne54,00 € TTCUne tonne entière, minimum une tonne
- Surface8,9 ha1 523 arbres par hectare
- Certification

Projet labellisé par l’État
Le rond-bois de la Folie, Trélon
Le projet se situe à Trélon, dans le Nord, sur le massif de la Fagne de Trélon, au sein du Parc naturel régional de l’Avesnois. Le peuplement d’origine était une frênaie : le frêne y représentait 80 % des arbres. La chalarose l’a sinistré à 100 %, et une coupe sanitaire s’est imposée.
La chalarose est provoquée par un champignon d’origine asiatique, détecté en France en 2008 et aujourd’hui présent sur l’ensemble du territoire. Il attaque le feuillage puis le collet du frêne et conduit à la mort de l’arbre ; aucun traitement curatif n’est disponible. Sans reconstitution, la parcelle évoluait vers une friche non forestière et le stock de carbone accumulé était définitivement perdu.
Le projet reconstitue 8,90 hectares avec 13 559 arbres de dix essences, réparties selon quatre unités stationnelles : sol neutre drainé caillouteux, sol neutre drainé, sol superficiel carbonaté, sol alluvial hydromorphe. Le douglas et le mélèze occupent la station la moins contrainte, le chêne rouvre la station caillouteuse, les feuillus divers viennent en mélange, et le peuplier est cantonné à la seule zone engorgée. C’est l’inverse d’une reconstitution monospécifique, qui aurait été la solution la plus simple après la coupe.
Le massif relève du site Natura 2000 « Forêts, bois, étangs et bocage herbager de la Fagne et du plateau d’Anor » et de la ZNIEFF « Complexe écologique de la Fagne forestière ». Des lisières et un corridor de 5 à 20 mètres de large ont été conservés autour des surfaces plantées et sont gérés en îlots de sénescence. Le projet est labellisé Bas-Carbone selon la méthode Reboisement.
Le peuplement se répartit entre le douglas vert, le mélèze, le chêne rouvre, un mélange de feuillus divers — alisier blanc, alisier torminal, érable sycomore, érable plane, sorbier des oiseleurs — et le peuplier Trichobel, seul adapté à la zone alluviale hydromorphe. Le douglas est l’essence qui restaure le plus vite le couvert, et donc le microclimat forestier, après une coupe sanitaire.
Un diagnostic d’indice de biodiversité potentielle, obligatoire au-delà de deux hectares, a été conduit sur la parcelle : 9 points sur 35 pour le peuplement et la gestion, 7 sur 15 pour le contexte, soit 16 sur 50. Quatre aménagements en découlent : le mélange d’essences, les lisières et le corridor en îlots de sénescence, le maintien du bois mort et des arbres d’intérêt écologique, et la libre évolution des zones marécageuses.
« La chalarose a emporté une frênaie entière ; on ne la remplace pas par une autre essence dominante, mais par dix, réparties selon les stations, pour que le prochain accident sanitaire ne trouve pas la même prise. »
Les 10 essences plantées, et pourquoi celles-là
Une plantation n’est pas un stock d’arbres interchangeables. Chaque essence est choisie pour le sol et le climat de la parcelle — ceux d’aujourd’hui et ceux des trente prochaines années — pour ce qu’elle abrite, et pour ce que son bois deviendra.
Sur ce projet, 13 559 arbres ont été mis en terre sur 8,9 hectares, à la saison de plantation 2020/2021.
Les 10 essences du peuplement comparées : croissance, hauteur adulte, longévité et potentiel de stockage, tels que les fiches d’essences les décrivent.
Faites défiler le tableau →
| Essence | Croissance | Hauteur adulte échelle 0 à 60 m | Longévité échelle 0 à 1 000 ans | Potentiel carbone |
|---|---|---|---|---|
| Douglas vertRésineux · Pinacées | Rapide | 40–60 m | 500–1000 ans | Très élevé |
| Mélèze hybrideRésineux · Pinacées | Rapide | 25–35 m | 100–200 ans | Élevé |
| Chêne rouvre / sessileFeuillu · Fagacées | Lente | 25–35 m | 500–1000 ans | Très élevé |
| Érable sycomoreFeuillu · Sapindacées | Rapide | 25–35 m | 200–400 ans | Élevé |
| Érable planeFeuillu · Sapindacées | Moyenne | 20–30 m | 150–250 ans | Élevé |
| Tilleul à petites feuilles / des boisFeuillu · Malvacées | Moyenne | 20–30 m | 500–1000 ans | Élevé |
| Peuplier TrichobelFeuillu · Salicacées | Très rapide | 20–30 m | 40–60 ans | Très élevéen production de biomasse |
| Alisier blancFeuillu · Rosacées | Lente | 10–20 m | 100–200 ans | Moyen |
| Alisier torminalFeuillu · Rosacées | Lente | 12–20 m | 100–200 ans | Moyen |
| Sorbier des oiseleursFeuillu · Rosacées | Moyenne | 8–15 m | 80–150 ans | Faible à moyen |
Feuillus Résineux
Les 10 fiches, une par une
Chaque vignette s’ouvre sur la fiche complète de l’essence : ce qu’elle est, ce qu’elle change pour le carbone, ce qu’elle abrite, ce que son bois deviendra.
Douglas vert Pseudotsuga menziesiiRésineux · Pinacées
Le Douglas est l’un des arbres les plus productifs au monde. Originaire de la côte ouest des États-Unis, il s’est parfaitement adapté au climat français et produit un bois de qualité en 40-60 ans.
- Hauteur adulte
- 40-60 m
- Longévité
- 500-1000 ans
- Croissance
- Rapide
Ce que ça change pour le carbone. Très élevé — l’une des essences les plus efficaces pour la séquestration carbone grâce à sa croissance rapide et son bois dense.
Ce que l’arbre abrite. Sols acides, profonds, bien drainés. Altitude 300-1 000 m. Pluviométrie >800 mm.
Ce que le bois deviendra. Charpente, construction bois, bardage, menuiserie extérieure.
Dans son habitat d’origine (Oregon, USA), le Douglas peut atteindre 100 mètres de haut — le deuxième plus grand arbre du monde après le séquoia. En France, les plus grands dépassent 65 m.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Mélèze hybride Larix eurolepsisRésineux · Pinacées
Le mélèze hybride combine la vigueur du mélèze du Japon et la qualité du bois du mélèze d’Europe. C’est l’un des rares résineux qui perd ses aiguilles en automne, après un spectaculaire feuillage doré.
- Hauteur adulte
- 25-35 m
- Longévité
- 100-200 ans
- Croissance
- Rapide
Ce que ça change pour le carbone. Élevé — croissance rapide et bois naturellement durable, excellent rapport carbone/temps.
Ce que l’arbre abrite. Sols bien drainés, toutes altitudes. Très adaptable.
Ce que le bois deviendra. Bardage, terrasse, charpente, construction extérieure (bois naturellement durable).
Le mélèze hybride pousse 30 à 50 % plus vite que ses deux parents — c’est l’« effet hybride » ou vigueur hybride (hétérosis).
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Chêne rouvre / sessile Quercus petraeaFeuillu · Fagacées
Le chêne sessile est l’un des arbres les plus emblématiques des forêts françaises. Son bois dur et résistant en fait une essence de premier choix pour la construction et la tonnellerie. Il se distingue du chêne pédonculé par ses feuilles à long pétiole et ses glands presque sans pédoncule.
- Hauteur adulte
- 25-35 m
- Longévité
- 500-1000 ans
- Croissance
- Lente
Ce que ça change pour le carbone. Très élevé — stocke en moyenne 5 à 8 tonnes de CO₂ sur sa durée de vie. Son bois dense (0.65 g/cm³) en fait un excellent réservoir de carbone.
Ce que l’arbre abrite. Sols bien drainés, collines et coteaux. Préfère les sols acides à neutres. Très répandu dans toute la France.
Ce que le bois deviendra. Tonnellerie, construction navale, charpente, parquet, bois de chauffage, trufficulture.
Un chêne sessile centenaire peut produire jusqu’à 70 000 glands par an et abriter plus de 500 espèces d’insectes différentes.
Essence retenue par les méthodesLa Belle ForêtBoisementReboisement
Alisier blanc Sorbus ariaFeuillu · Rosacées
L’alisier blanc se distingue par le dessous argenté de ses feuilles qui brille au vent. Arbre discret des lisières et coteaux calcaires, son bois dur et homogène est apprécié en tournage.
- Hauteur adulte
- 10-20 m
- Longévité
- 100-200 ans
- Croissance
- Lente
Ce que ça change pour le carbone. Moyen — bois dense, croissance lente mais stockage durable.
Ce que l’arbre abrite. Coteaux calcaires, lisières, sols secs. Toute la France sauf extrême nord.
Ce que le bois deviendra. Tournage sur bois, manches d’outils, fruits comestibles, arbre d’ornement.
Les fruits de l’alisier blanc (alises) sont comestibles après les premières gelées — ils étaient autrefois utilisés pour faire une boisson fermentée.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Alisier torminal Sorbus torminalisFeuillu · Rosacées
L’alisier torminal est un arbre discret des forêts de chênes. Son bois rose pâle, très fin et homogène, est recherché par les luthiers et les ébénistes pour sa beauté exceptionnelle.
- Hauteur adulte
- 12-20 m
- Longévité
- 100-200 ans
- Croissance
- Lente
Ce que ça change pour le carbone. Moyen — croissance lente mais bois très précieux qui se conserve dans des objets durables.
Ce que l’arbre abrite. Forêts de chênes, lisières. Sols calcaires. Indicateur de forêt ancienne.
Ce que le bois deviendra. Lutherie, ébénisterie fine, tournage, fruits en confiture.
Le bois d’alisier est l’un des plus chers de France (jusqu’à 3 000 €/m³). Ses petits fruits bruns, les alises, étaient autrefois utilisés pour soigner les coliques (d’où "torminal").
Essence retenue par les méthodesLa Belle ForêtBoisementReboisement
Érable sycomore Acer pseudoplatanusFeuillu · Sapindacées
L’érable sycomore est un grand arbre au port majestueux dont les graines ailées (samares) tournent comme des hélicoptères en tombant. Son bois blanc et fin est très recherché en lutherie.
- Hauteur adulte
- 25-35 m
- Longévité
- 200-400 ans
- Croissance
- Rapide
Ce que ça change pour le carbone. Élevé — croissance rapide et bois de qualité qui se valorise en produits durables.
Ce que l’arbre abrite. Sols frais, profonds, riches. De la plaine à 1 500 m d’altitude.
Ce que le bois deviendra. Lutherie (violons, guitares), mobilier de luxe, tournage, sirop d’érable (cousin).
Les meilleurs violons Stradivarius ont été fabriqués en érable sycomore. Son bois ondé (avec des reflets moirés) peut atteindre des prix exceptionnels pour la fabrication d’instruments.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Érable plane Acer platanoidesFeuillu · Sapindacées
L’érable plane est un grand arbre au port majestueux, reconnaissable à ses grandes feuilles à 5 lobes pointus. Sa floraison jaune-vert précoce au printemps en fait une source de nectar importante pour les pollinisateurs.
- Hauteur adulte
- 20-30 m
- Longévité
- 150-250 ans
- Croissance
- Moyenne
Ce que ça change pour le carbone. Élevé — grand arbre à bois dense, bon stockage sur le long terme.
Ce que l’arbre abrite. Forêts de plaine et de montagne jusqu’à 1 500 m. Sols riches et frais.
Ce que le bois deviendra. Menuiserie, lutherie, mobilier, arbre d’ornement urbain.
Contrairement à son cousin canadien, l’érable plane ne produit qu’une sève peu sucrée. Ses fruits ailés (samares) peuvent planer sur plus de 100 mètres.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Sorbier des oiseleurs Sorbus aucupariaFeuillu · Rosacées
Le sorbier des oiseleurs est un petit arbre gracieux aux grappes de baies rouge vif qui font le bonheur des oiseaux en automne. Espèce de montagne par excellence, il pousse jusqu’à 2 000 m d’altitude.
- Hauteur adulte
- 8-15 m
- Longévité
- 80-150 ans
- Croissance
- Moyenne
Ce que ça change pour le carbone. Faible à moyen — petit arbre mais rôle écologique majeur pour la biodiversité.
Ce que l’arbre abrite. Forêts de montagne, lisières, sols acides. Toute la France sauf littoral méditerranéen.
Ce que le bois deviendra. Alimentation des oiseaux, confiture de sorbes, arbre d’ornement, tournage sur bois.
Son nom latin « aucuparia » vient de « aucupor » (attraper les oiseaux) — ses fruits étaient autrefois utilisés comme appât pour piéger les grives.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Tilleul à petites feuilles / des bois Tilia cordataFeuillu · Malvacées
Le tilleul est un arbre au parfum envoûtant lors de sa floraison estivale. Ses fleurs jaune pâle attirent des milliers d’abeilles et produisent l’un des meilleurs miels de France.
- Hauteur adulte
- 20-30 m
- Longévité
- 500-1000 ans
- Croissance
- Moyenne
Ce que ça change pour le carbone. Élevé — longévité exceptionnelle et bois tendre qui se décompose lentement.
Ce que l’arbre abrite. Sols frais, riches. Supporte l’ombre. De la plaine à 1 200 m.
Ce que le bois deviendra. Tisanes, miel, sculpture, lutherie (tables d’harmonie), pharmacie.
Les fleurs de tilleul sont utilisées en tisane depuis l’Antiquité pour leurs propriétés calmantes. À Buis-les-Baronnies (Drôme), la récolte de tilleul est une tradition qui remonte au XVIIe siècle.
Essence retenue par les méthodesLa Belle ForêtBoisementReboisement
Peuplier TrichobelFeuillu · Salicacées
Le Trichobel est un hybride balsam × trichocarpa originaire d’Amérique du Nord, très productif en taillis à courte rotation. Son feuillage dense et sa croissance fulgurante en font un champion de la biomasse.
- Hauteur adulte
- 20-30 m
- Longévité
- 40-60 ans
- Croissance
- Très rapide
Ce que ça change pour le carbone. Très élevé en production de biomasse — fixation carbone rapide.
Ce que l’arbre abrite. Sols frais et profonds, climat océanique.
Ce que le bois deviendra. Biomasse énergie, taillis à courte rotation, pâte à papier.
Trichobel peut produire jusqu’à 12 tonnes de matière sèche par hectare et par an en taillis à courte rotation.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Ce que le projet change d’autre, famille par famille
Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une forêt s’installe. 47 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 5 familles.
Économique
10Premier résineux de reboisement en France. Bois de construction très performant, filière structurée. Excellent rapport qualité-prix pour la charpente.
Essence : Douglas vertProductivité supérieure au mélèze d’Europe avec les mêmes qualités de bois imputrescible. Retour sur investissement plus rapide.
Essence : Mélèze hybrideBois d’œuvre de haute valeur (tonnellerie, charpente, parquet). Un chêne de qualité peut valoir 500 à 2 000 € pied. Filière bois locale structurante.
Essence : Chêne rouvre / sessileBois dur pour tournage et manches d’outils. Fruits comestibles après les gelées.
Essence : Alisier blancBois parmi les plus précieux d’Europe (800 à 1 500 €/m³). Ébénisterie de luxe, lutherie, coutellerie d’art.
Essence : Alisier torminalBois blanc précieux en lutherie (dos de violon), menuiserie fine, miel. Arbre d’alignement apprécié.
Essence : Érable sycomoreBois apprécié en lutherie et menuiserie. Arbre d’ornement urbain résistant à la pollution.
Essence : Érable planeValeur ornementale, confiture de sorbes, attractivité pour les oiseaux (écotourisme).
Essence : Sorbier des oiseleursMiel de tilleul (premium), tisane de tilleul (phytothérapie), bois tendre pour sculpture. Arbre d’ombrage des places de village.
Essence : Tilleul à petites feuilles / des boisDéroulage et contreplaqué (industrie du meuble, emballage). Cycle court (15-20 ans) = revenus réguliers. 10 000 emplois en France.
Essence : Peuplier Trichobel
Biodiversité
14Dix essences réparties selon quatre unités stationnelles, au lieu de la reconstitution monospécifique qui aurait été la solution la plus simple après la coupe sanitaire.
Dossier du projet · Mélange d’essencesDes lisières et un corridor de 5 à 20 mètres de large ont été conservés autour des surfaces plantées et sont gérés en îlots de sénescence : le bois mort y est maintenu sur pied et au sol, et les arbres porteurs de microhabitats sont préservés.
Dossier du projet · Îlots de sénescenceLa protection des plants contre le gibier a été assurée par un répulsif naturel, à l’exclusion de tout produit agropharmaceutique.
Dossier du projet · Protection sans produit phytosanitaireSes graines nourrissent mésanges et becs-croisés. Son écorce épaisse abrite insectes et chauves-souris. Habitat vertical pour rapaces nicheurs dans les houppiers.
Essence : Douglas vertMêmes qualités que le mélèze d’Europe avec une croissance 30-50 % plus rapide. Feuillage caduc bénéfique au sous-bois.
Essence : Mélèze hybrideArbre-hôte exceptionnel : plus de 500 espèces d’insectes et 300 espèces de champignons. Ses glands nourrissent sangliers, cerfs, geais et écureuils. Espèce mellifère fournissant pollen et miellat aux abeilles.
Essence : Chêne rouvre / sessileBaies (alises) nourrissant grives, merles et mammifères. Floraison blanche mellifère. Revers argenté des feuilles = signal visuel pour la faune.
Essence : Alisier blancBaies (alises) nourrissant grives, merles et fauvettes en automne. Floraison blanche printanière mellifère pour les abeilles.
Essence : Alisier torminalEspèce mellifère de premier ordre — miel de sycomore réputé. Graines ailées nourrissant les oiseaux. Feuillage dense abritant la nidification.
Essence : Érable sycomoreFloraison jaune-vert précoce au printemps, source mellifère essentielle pour les abeilles sortant d’hibernation. Samares nourricières.
Essence : Érable planeBaies rouges = nourriture essentielle pour 60+ espèces d’oiseaux migrateurs et sédentaires. Floraison mellifère.
Essence : Sorbier des oiseleursChampion mellifère — un tilleul adulte peut nourrir 60 000 abeilles pendant sa floraison. Feuilles nourrissant chenilles et pucerons (chaîne alimentaire).
Essence : Tilleul à petites feuilles / des boisLes peupleraies abritent une faune spécifique : loriot d’Europe, pic épeiche, chauves-souris dans les cavités. Croissance rapide fournissant rapidement un couvert boisé.
Essence : Peuplier TrichobelReconstitution d’une frênaie sinistrée par la chalarose, dix essences plantées, lisières et corridor gérés en îlots de sénescence, zones marécageuses en libre évolution.
ODD 15 · Vie terrestre
Territoire
1Le peuplement est couvert par une certification de gestion durable PEFC, en complément des exigences du Label Bas-Carbone.
Dossier du projet · Certification PEFC
Eau
12Le reboisement résineux est implanté à plus de dix mètres de la bordure d’un cours d’eau, et les zones marécageuses sont laissées en libre évolution.
Dossier du projet · Distance aux milieux humidesSon enracinement profond stabilise les versants et réduit l’érosion des sols forestiers de montagne.
Essence : Douglas vertCaducité hivernale favorisant l’infiltration de l’eau dans le sol. Croissance rapide = fixation d’eau plus intense.
Essence : Mélèze hybrideSon système racinaire profond stabilise les sols et limite le ruissellement. Sa canopée dense intercepte 20 à 30 % des précipitations, régulant le cycle de l’eau.
Essence : Chêne rouvre / sessileEspèce frugale en eau, maintient un couvert arboré sur les coteaux secs.
Essence : Alisier blancEssence de lisière ne consommant pas excessivement d’eau. Contribue à la diversité structurale des peuplements.
Essence : Alisier torminalSon feuillage large intercepte les pluies, régulant le débit des eaux de surface.
Essence : Érable sycomoreGrand arbre à transpiration importante, régulant le microclimat urbain (îlots de fraîcheur).
Essence : Érable planeEspèce de montagne à consommation d’eau modérée. Stabilise les sols en altitude.
Essence : Sorbier des oiseleursSon système racinaire profond accède à l’eau en profondeur. Transpiration régulant le microclimat.
Essence : Tilleul à petites feuilles / des boisLes peupleraies jouent un rôle de régulation des crues en zones alluviales. Les racines absorbent l’excès d’eau des plaines inondables.
Essence : Peuplier TrichobelLe reboisement résineux est maintenu à plus de dix mètres de la bordure d’un cours d’eau, et les zones marécageuses sont laissées en libre évolution.
ODD 6 · Eau propre et assainissement
Sol
10Sa litière d’aiguilles se décompose relativement vite pour un résineux, formant un humus intermédiaire (moder). Racines profondes structurant le sol.
Essence : Douglas vertLitière caduque enrichissant le sol comme le mélèze d’Europe. Enracinement puissant.
Essence : Mélèze hybrideSa litière abondante (feuilles, glands) se décompose lentement et enrichit l’humus en acides humiques stables. Ses racines profondes remontent les minéraux des couches géologiques.
Essence : Chêne rouvre / sessileRacines pénétrant les fissures calcaires. Litière calcicole enrichissante.
Essence : Alisier blancRacines pivotantes accédant aux couches profondes. Sa litière calcicole enrichit le sol.
Essence : Alisier torminalSa litière se décompose très vite, formant un mull excellent pour la vie du sol. Enrichit les sols acides.
Essence : Érable sycomoreLitière riche en calcium améliorant les sols acides. Décomposition rapide favorable à la vie du sol.
Essence : Érable planeLitière mixte (feuilles + fruits) enrichissant le sol en nutriments.
Essence : Sorbier des oiseleursSa litière riche en calcium se décompose très vite — elle « améliore » les sols acides mieux que tout autre arbre.
Essence : Tilleul à petites feuilles / des boisLa litière de feuilles se décompose rapidement, formant un humus de qualité en sols alluviaux. Racines structurant les sols lourds.
Essence : Peuplier Trichobel
Ce que recouvrent ces six familles
- Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
- Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
- Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
- Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
- Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
- Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.
Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.
Les objectifs de développement durable servis
Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 3 d’entre eux.
- 6Eau propre et assainissement
- 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
- 15Vie terrestre
Qui garantit quoi, et sur combien de temps
Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.
Restaurer une forêt dégradée par une tempête, un incendie, une attaque sanitaire ou un dépérissement, là où la régénération naturelle ne suffit pas. Le carbone est comptabilisé sur 30 ans par rapport à un scénario de référence sans intervention.
- Diagnostic préalable du dépérissement (outil DESPERIS)
- Choix d’essences adaptées aux conditions futures
- Maintien de l’état boisé pendant 30 ans minimum
- Vérification sur le terrain après 5 saisons de végétation
- Rabais de non-permanence pour les risques naturels
- Outil de diagnostic
- Tables de production forestières (ONF, Rondeux, Riou-Nivert, Garbaye)
- Scénario de référence
- dépérissement — chalarose du frêne
- Période de comptabilisation
- 30 ans
- Vérification
- Vérification terrain obligatoire à 5 saisons de végétation
- Rabais de non-permanence
- 10 % au titre des risques généraux difficilement maîtrisables ; aucun rabais incendie, le risque étant nul dans la commune
Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.
Le projet en chiffres
- Surface
- 8,9 ha
- Arbres plantés
- 13 559
- CO₂ séquestré sur 30 ans, estimé à
- 2 590 tCO₂eq
- Volume en vente, environ
- 185 tCO₂eq
- Durée du projet
- 30 ans
- Saison de plantation
- 2020/2021
- Essences plantées
- 10
soit 1 523 arbres par hectare
ce que la méthode prévoit que le projet retirera de l’atmosphère au total
la part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
détaillées plus haut, une par une
Deux nombres différents, et ce n’est pas une erreur
Le CO₂ séquestré — estimé à 2 590 tCO₂eq — est ce que le projet retirera de l’atmosphère sur toute sa durée, tel que la méthode du Label le calcule d’avance.
Le volume en vente — environ 185 tCO₂eq potentielles — est la part de ce total ouverte aux contributions sur ce site. Le reste est déjà financé, réservé, ou conservé en réserve pour couvrir les aléas naturels.
Conformément au référentiel du Label Bas-Carbone, la comptabilisation carbone est réalisée sur les 30 premières années de la vie du peuplement.
Une tonne, concrètement
Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.
La feuille de route
5 étapes franchies sur 6. Le projet est engagé sur 30 ans.
Faites glisser la frise →
Ce qui est fait
-
25 septembre 2020Fait
Notification au Ministère
Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.
-
12 octobre 2020Fait
Dépôt du dossier
Le dossier complet (diagnostic, calcul carbone, engagements) est déposé pour instruction.
-
17 novembre 2020Fait
Labellisation Bas-Carbone
Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.
-
1er janvier 2021Fait
Ouverture aux contributions
Les crédits carbone du projet peuvent être financés par les contributeurs.
-
1er avril 2021Fait
Plantation
Travaux et mise en place des plants sur les parcelles.
Les étapes sans date publiée
-
Étape 1
Vérification à 5 ans
Audit indépendant sur le terrain après cinq saisons de végétation, puis reconnaissance définitive des réductions d’émissions par le Ministère.
Ces étapes jalonnent le projet sans qu’une date leur soit publiée à ce jour : chacune apparaîtra à sa place dans la frise dès qu’elle sera confirmée au dossier.
La suite s’écrit dans le journal du projet, plus bas : 1 nouvelle y est déjà publiée. Aller au journal
Journal du projet
Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.
-
Ce que la méthode impose : diagnostic préalable du dépérissement (outil DESPERIS)
L’un des engagements que le Label Bas-Carbone impose à ce projet : diagnostic préalable du dépérissement (outil DESPERIS).
Il découle du principe de la méthode — restaurer une forêt dégradée par une tempête, un incendie, une attaque sanitaire ou un dépérissement, là où la régénération naturelle ne suffit pas. Le carbone est comptabilisé sur 30 ans par rapport à un scénario de référence sans intervention.
Cet engagement figure au dossier déposé auprès du Ministère de la Transition Écologique, au titre de Méthode Reconstitution de peuplements forestiers dégradés, portée par CNPF (Centre national de la propriété forestière). Approuvée par le Ministère de la Transition Écologique en 2019.
Repère de méthode, publié automatiquement à partir du cahier des charges de la méthode du Label Bas-Carbone. Personne ne s’est rendu sur place pour écrire cette entrée.
Une entrée du journal, une plantation, un audit : vous êtes prévenu par e-mail, et vous choisissez la fréquence.
Ils ont contribué à ce projet
Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.
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