Sceau Carbone.eco : contribution carbone française, locale, certifiée, reconnue
Agricole

Les Terres Vives du Bocage

Bressuire · Nouvelle-Aquitaine

  • Micro-organismes du sol (SOBAC)
  • Optimisation de la fertilisation
  • Volume en vente, environ347 tCO₂eqLa part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
  • Prix de la tonne54,00 € TTCUne tonne entière, minimum une tonne
  • Surface120 ha
  • CertificationLabel Bas-CarboneMinistère de la Transition ÉcologiqueProjet labellisé par l’État
L’exploitation

Les Terres Vives du Bocage, Bressuire

Le projet se situe à Bressuire, dans les Deux-Sèvres, au cœur du bocage bressuirais. Il porte sur une exploitation de 120 hectares conduite en bovins viande, engagée dans un plan de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.

La méthode retenue est SOBAC’ÉCO-TMM, qui travaille sur la vie biologique du sol : des micro-organismes sont apportés pour améliorer les propriétés physiques, biologiques et chimiques des terres, ce qui permet de se passer d’une partie des intrants de synthèse.

Quatre leviers sont actionnés : la suppression des engrais de fond d’origine minérale (phosphore et potassium), l’utilisation de micro-organismes améliorant les propriétés du sol, la réduction d’au moins 30 % des engrais azotés minéraux et organiques achetés, et la suppression des amendements calciques.

Le dossier retient quatre cobénéfices attendus : la qualité de l’eau, la qualité de l’air, la biodiversité et la réduction des produits phytosanitaires. Le projet est labellisé Bas-Carbone par le Ministère de la Transition Écologique, pour une période de comptabilisation de cinq ans.

Les Terres Vives du Bocage — parcelles du projet à Bressuire
Les Terres Vives du Bocage — les parcelles du projet, à Bressuire (Deux-Sèvres). Photo prise sur le terrain par l’opérateur.

Le projet porte 433 tonnes de CO₂ de réductions d’émissions labellisées sur cinq ans, sur une exploitation de 120 hectares conduite en bovins viande.

La méthode SOBAC’ÉCO-TMM s’appuie sur l’apport de micro-organismes au sol. Ce qu’elle change se lit dans les achats de l’exploitation autant que dans la parcelle : plus d’engrais de fond minéraux, au moins 30 % d’azote acheté en moins, plus d’amendements calciques.

« Tout se joue dans le sol : en nourrissant la vie microbienne plutôt que la plante, l’exploitation supprime ses engrais de fond et réduit d’au moins un tiers l’azote qu’elle achète. »

Aubin Labergère-LarocheDirecteur opérationnel de STOCK CO2
Ce qui change à la ferme

2 leviers actionnés, expliqués un par un

Un projet agricole bas-carbone ne se joue pas sur une machine ou un achat : il se joue sur des pratiques que l’exploitant change et tient pendant des années — l’assolement, les couverts, la fertilisation, la conduite du troupeau. Voici lesquelles, et ce que chacune modifie réellement.

Sur la fiche officielle du projet, les leviers sont listés ainsi : Suppression des engrais de fond d’origine minérale (P, K), Utilisation de micro-organismes améliorant les propriétés physiques, biologiques et chimiques des sols, Réduction d’au moins 30 % des engrais azotés minéraux et organiques achetés, Suppression des amendements calciques.

Niveau d’impact climat de chaque levier, tel qu’il est annoncé par la méthode du Label Bas-Carbone qui l’encadre. C’est une appréciation qualitative — « moyen », « fort » — pas un pourcentage : elle situe les leviers les uns par rapport aux autres, elle ne mesure pas le volume du projet.
Levier 1 Grandes cultures

Micro-organismes du sol (SOBAC)

Ce que c’est. La méthode SOBAC utilise des amendements à base de micro-organismes naturels (bactéries, champignons) pour améliorer les propriétés physiques et biologiques des sols. Ces micro-organismes accélèrent la décomposition de la matière organique et la formation d’humus stable.

Pourquoi ça compte pour le climat. Les micro-organismes transforment les résidus de culture en humus stable qui séquestre le carbone pendant des décennies. Ils améliorent aussi la nutrition des plantes, réduisant les besoins en engrais.

Impact climat moyen

Augmentation du stockage carbone dans les sols via l’humification.

Levier reconnu par les méthodesSOBAC

Levier 2 Grandes cultures

Optimisation de la fertilisation

Ce que c’est. L’optimisation de la fertilisation consiste à ajuster précisément les apports d’engrais (azote, phosphore, potassium) aux besoins réels des cultures. L’objectif est de réduire les excédents qui se transforment en protoxyde d’azote (N₂O), un gaz à effet de serre 265 fois plus puissant que le CO₂.

Pourquoi ça compte pour le climat. Le protoxyde d’azote (N₂O) est le principal GES agricole. En réduisant de 20 % les apports d’engrais azotés, on réduit les émissions de N₂O de façon proportionnelle. Chaque kg d’azote en moins évite environ 5 kg de CO₂ équivalent.

Impact climat fort

La fertilisation azotée représente 40 à 60 % des émissions GES en grandes cultures.

Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes CulturesSOBAC

Ces leviers relèvent de la famille « Grandes cultures ». Leurs cobénéfices — sur l’eau, les sols, la biodiversité et l’économie de l’exploitation — sont détaillés dans la section suivante, classés par famille.

Au-delà du carbone

Ce que le projet change d’autre, famille par famille

Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une exploitation change ses pratiques. 14 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 5 familles.

Nombre d’effets documentés dans chaque famille, sur ce projet. C’est un comptage des lignes détaillées ci-dessous, reprises du dossier du projet, des fiches de leviers et d’essences et des objectifs de développement durable retenus : une famille bien fournie est une famille bien documentée, pas nécessairement un effet plus fort.

Économique

2
  • Réduction progressive des engrais de synthèse, amélioration de la résilience des cultures face aux stress.

    Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)
  • Économies directes sur les achats d’engrais (30 à 80 €/ha selon les réductions), amélioration de la marge brute des cultures.

    Levier : Optimisation de la fertilisation

Biodiversité

5
  • La biodiversité figure au dossier parmi les cobénéfices attendus du projet.

    Dossier du projet
  • La réduction des produits phytosanitaires figure au dossier parmi les cobénéfices attendus du projet.

    Dossier du projet · Réduction des produits phytosanitaires
  • Un sol biologiquement actif héberge davantage de micro-faune et de champignons mycorhiziens.

    Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)
  • Moins d’excédents azotés réduit l’eutrophisation des milieux naturels, préservant la flore et la faune des zones humides.

    Levier : Optimisation de la fertilisation
  • La biodiversité et la réduction des produits phytosanitaires figurent au dossier parmi les cobénéfices attendus du projet.

    ODD 15 · Vie terrestre

Territoire

1
  • Une production agricole conduite avec nettement moins d’intrants de synthèse achetés.

    ODD 12 · Consommation et production responsables

Eau

4
  • La qualité de l’eau figure au dossier parmi les cobénéfices attendus : les engrais de fond minéraux sont supprimés et les engrais azotés achetés réduits d’au moins 30 %.

    Dossier du projet · Qualité de l’eau
  • Un sol plus poreux et mieux structuré retient et filtre mieux l’eau.

    Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)
  • Réduction directe du lessivage des nitrates dans les eaux souterraines. Chaque kg d’azote non épandu en excès est un kg qui ne polluera pas les nappes.

    Levier : Optimisation de la fertilisation
  • La suppression des engrais de fond minéraux et la réduction d’au moins 30 % des engrais azotés achetés limitent le lessivage vers les eaux.

    ODD 6 · Eau propre et assainissement

Sol

2
  • Amélioration rapide de la structure, augmentation de la matière organique, développement de la mycorhize.

    Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)
  • Des apports équilibrés favorisent l’activité biologique du sol (micro-organismes, vers de terre) plutôt que de la perturber par des excès chimiques.

    Levier : Optimisation de la fertilisation
Ce que recouvrent ces six familles
  • Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
  • Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
  • Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
  • Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
  • Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
  • Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.

Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.

Les objectifs de développement durable servis

Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 4 d’entre eux.

  • 6Eau propre et assainissement
  • 12Consommation et production responsables
  • 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
  • 15Vie terrestre
Le cadre certifié

Qui garantit quoi, et sur combien de temps

Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.

Méthode SOBAC’ÉCO-TMMSOBAC · Approuvée par le Ministère de la Transition Écologique en 2021.

Stimuler la vie microbienne des sols pour réduire les intrants (engrais minéraux, produits phytosanitaires, amendements calciques) et augmenter la matière organique, sur 5 ans.

  • Diagnostic initial des sols et des pratiques
  • Suppression progressive des intrants de synthèse
  • Suivi annuel
  • Vérification par un auditeur indépendant
Scénario de référence
spécifique au projet
Période de comptabilisation
5 ans

Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.

Le projet en chiffres

Surface
120 ha
Volume en vente, environ
347 tCO₂eq

la part ouverte aux contributions, en crédits potentiels

Durée du projet
5 ans
Leviers actionnés
2

détaillés plus haut, un par un

Ce projet
2,9 t/ha
L’autre ferme du site
1,6 t/ha
Tonnes labellisées par hectare de surface engagée dans le plan d’actions, comparées aux autres projets agricoles du site. Ce n’est pas du carbone séquestré dans un sol mesuré parcelle par parcelle : c’est le volume que le Ministère a reconnu au projet, rapporté à sa surface. Un chiffre plus bas n’est pas un moins bon projet — il dépend des leviers actionnés et du système d’exploitation de départ.

Une tonne, concrètement

5 000 kmen voiture thermique
1 allerParis–New York en avion
200 repasavec du bœuf
1/10ᵉde l’empreinte annuelle d’un Français

Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.

Où en est le projet

La feuille de route

3 étapes franchies sur 7. Prochain jalon : vérification, le 3 mai 2027. Le projet est engagé sur 5 ans.

Faites glisser la frise →

2023 2024 2025 2026 2027 aujourd’hui Notification au MinistèreDépôt du dossierLabellisation Bas-CarboneVérification Notification au Ministère — 3 mai 2022Dépôt du dossier — 17 avr. 2023Labellisation Bas-Carbone — 19 janv. 2024Vérification — 3 mai 2027
Les 4 jalons datés du dossier, du 3 mai 2022 au 3 mai 2027, placés à leur date réelle : l’écart entre deux points est du temps, pas de la mise en page. Le trait vert marque aujourd’hui. Un point plein est un fait administratif enregistré ; un point creux est une échéance qui n’a pas encore été constatée. Les étapes sans date publiée ne figurent pas sur la frise, elles sont listées plus bas.

Ce qui est fait

  1. 3 mai 2022Fait Notification au Ministère

    Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.

  2. 17 avril 2023Fait Dépôt du dossier

    Le dossier complet (diagnostic, calcul carbone, engagements) est déposé pour instruction.

  3. 19 janvier 2024Fait Labellisation Bas-Carbone

    Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.

Ce qui vient

  1. 3 mai 2027Prévu Vérification

    Audit indépendant en fin de période de comptabilisation, puis reconnaissance des réductions par le Ministère.

Les étapes sans date publiée

  1. Étape 1 Diagnostic carbone

    Une fois l’exploitation éligible, un diagnostic carbone est réalisé et les réductions sont modélisées.

  2. Étape 2 Mise en place des leviers

    Suppression progressive des intrants, stimulation de la vie du sol.

  3. Étape 3 Financement annuel

    Le projet bénéficie d’un financement annuel reversé à l’agriculteur.

Ces étapes jalonnent le projet sans qu’une date leur soit publiée à ce jour : chacune apparaîtra à sa place dans la frise dès qu’elle sera confirmée au dossier.

La suite s’écrira dans le journal du projet, plus bas : il est encore vide, et se remplira au fil des mois. Aller au journal

Au fil des mois

Journal du projet

Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.

Aucune nouvelle publiée pour l’instant.Les entrées paraîtront ici dès qu’il y aura quelque chose à dire : une étape franchie sur le terrain, ou une mise à jour des données du projet. Abonnez-vous pour être prévenu.

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Ils ont contribué à ce projet

Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.

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Les Terres Vives du Bocage 54,00 € TTC / tonne
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