
Bois de Joubert
Saint-Laurent-Nouan · Centre-Val de Loire
- Chêne pubescent
- Chêne rouge d’Amérique
- Pin maritime
- Cèdre de l’Atlas
- CO₂ séquestré, estimé980 tCO₂eqLe total que la méthode prévoit de retirer de l’atmosphère sur 30 ans
- StatutPlus en venteCe projet n’est plus ouvert aux contributions sur Carbone.eco
- Surface4 ha1 600 arbres par hectare
- Certification

Projet labellisé par l’État
Bois de Joubert, Saint-Laurent-Nouan
Le projet de contribution carbone se situe à Saint-Laurent-Nouan en région Centre Val de Loire. Le projet consiste à boiser des parcelles agricoles sur une surface totale de 4,00 hectares.
Le boisement, prévu pour l’hiver 2021-2022, se fera en mixité d’essences résineuses telles que le Pin Laricio de Corse, Cèdre de l’Atlas, Chêne rouge et Chêne rouvre, mieux adaptées aux conditions climatiques actuelles et futures.
Ce projet de reboisement entrainera l’émission de crédits carbone labellisés Bas-Carbone auprès du Ministère de la Transition Ecologique (MTE).
Le bois Joubert est un projet certifié Label Bas-Carbone selon la méthode Boisement. Cette méthode encadre la création de nouvelles forêts sur des terrains non boisés, avec un engagement de maintien de l’état boisé sur 30 ans minimum, situé à Saint-Laurent-Nouan (Loir et Cher). Le projet s’étend sur 4.0 hectares avec la plantation de 6 400 arbres.
Le peuplement diversifié associe 4 essences, dont Chêne pubescent (Quercus pubescens), Chêne rouge d’Amérique (Quercus rubra) et Pin maritime (Pinus pinaster), favorisant la résilience écologique et la biodiversité. Sur 30 ans le projet séquestrera environ 980 tCO₂ dans la biomasse et les sols.
« Dans la forêt, tout est une histoire de temps long, c’est à dire que l’entretien des premières années est critique à la pérennisation du projet sur plusieurs générations. »
Les 4 essences plantées, et pourquoi celles-là
Une plantation n’est pas un stock d’arbres interchangeables. Chaque essence est choisie pour le sol et le climat de la parcelle — ceux d’aujourd’hui et ceux des trente prochaines années — pour ce qu’elle abrite, et pour ce que son bois deviendra.
Sur ce projet, 6 400 arbres ont été mis en terre sur 4 hectares, à la saison de plantation 2021/2022.
Les 4 essences du peuplement comparées : croissance, hauteur adulte, longévité et potentiel de stockage, tels que les fiches d’essences les décrivent.
Faites défiler le tableau →
| Essence | Croissance | Hauteur adulte échelle 0 à 40 m | Longévité échelle 0 à 1 000 ans | Potentiel carbone |
|---|---|---|---|---|
| Cèdre de l’AtlasRésineux · Pinacées | Moyenne | 30–40 m | 500–1000 ans | Élevé |
| Chêne rouge d’AmériqueFeuillu · Fagacées | Rapide | 25–35 m | 150–300 ans | Élevé |
| Pin maritimeRésineux · Pinacées | Rapide | 20–30 m | 150–250 ans | Élevé |
| Chêne pubescentFeuillu · Fagacées | Lente | 15–25 m | 300–500 ans | Moyen à élevé |
Feuillus Résineux
Les 4 fiches, une par une
Chaque vignette s’ouvre sur la fiche complète de l’essence : ce qu’elle est, ce qu’elle change pour le carbone, ce qu’elle abrite, ce que son bois deviendra.
Chêne pubescent Quercus pubescensFeuillu · Fagacées
Le chêne pubescent tire son nom des poils doux qui couvrent la face inférieure de ses feuilles. C’est l’essence méditerranéenne par excellence, parfaitement adaptée à la sécheresse et aux sols calcaires.
- Hauteur adulte
- 15-25 m
- Longévité
- 300-500 ans
- Croissance
- Lente
Ce que ça change pour le carbone. Moyen à élevé — son adaptation au climat sec en fait un allié clé face au changement climatique.
Ce que l’arbre abrite. Sols calcaires, secs et pierreux. Coteaux ensoleillés du sud de la France.
Ce que le bois deviendra. Trufficulture, bois de chauffage, tannins, restauration de garrigues.
C’est sous les chênes pubescents que l’on trouve les truffes noires du Périgord (Tuber melanosporum), un champignon qui peut valoir plus de 1 000 €/kg.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Chêne rouge d’Amérique Quercus rubraFeuillu · Fagacées
Originaire d’Amérique du Nord, le chêne rouge est apprécié pour sa croissance rapide et sa spectaculaire coloration automnale rouge vif. Il s’est bien adapté aux forêts européennes.
- Hauteur adulte
- 25-35 m
- Longévité
- 150-300 ans
- Croissance
- Rapide
Ce que ça change pour le carbone. Élevé — sa croissance rapide permet une séquestration importante dans les premières décennies.
Ce que l’arbre abrite. Sols acides à neutres, bien drainés. Supporte la pollution urbaine.
Ce que le bois deviendra. Parquet, mobilier, bois de chauffage, arbre d’ornement.
Ses feuilles deviennent rouge écarlate à l’automne. Un seul arbre peut produire plus de 10 stères de bois de chauffage sur une rotation de 60 ans.
Essence retenue par les méthodesLa Belle ForêtBoisementReboisement
Pin maritime Pinus pinasterRésineux · Pinacées
Le pin maritime est l’essence emblématique du massif landais, la plus grande forêt artificielle d’Europe. Ses aiguilles longues et sa résine abondante caractérisent les paysages du sud-ouest.
- Hauteur adulte
- 20-30 m
- Longévité
- 150-250 ans
- Croissance
- Rapide
Ce que ça change pour le carbone. Élevé — croissance rapide sur sols très pauvres, ce qui en fait un allié de choix pour valoriser des terrains improductifs.
Ce que l’arbre abrite. Sols sableux, acides, pauvres. Climat atlantique ou méditerranéen. Résiste au sel marin.
Ce que le bois deviendra. Papier, panneaux, bois de coffrage, résine (térébenthine), biomasse.
La forêt des Landes (1 million d’hectares) a été plantée sous Napoléon III pour assainir les marécages. Le pin maritime produit une résine dont on extrait la térébenthine et la colophane.
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Cèdre de l’Atlas Cedrus atlanticaRésineux · Pinacées
Le cèdre de l’Atlas, originaire des montagnes d’Afrique du Nord, est une essence d’avenir face au réchauffement climatique. Son bois parfumé et imputrescible est naturellement résistant aux insectes.
- Hauteur adulte
- 30-40 m
- Longévité
- 500-1000 ans
- Croissance
- Moyenne
Ce que ça change pour le carbone. Élevé — longévité exceptionnelle et adaptation au réchauffement climatique. Essence de migration assistée.
Ce que l’arbre abrite. Sols calcaires ou siliceux, bien drainés. Résiste à la sécheresse. Altitude 800-2 000 m.
Ce que le bois deviendra. Charpente, menuiserie, coffres, placage décoratif.
Le bois de cèdre servait à construire les temples de Salomon et les sarcophages des pharaons. Son parfum caractéristique repousse naturellement les mites — d’où les "coffres en cèdre".
Essence retenue par les méthodesBoisementReboisement
Ce que le projet change d’autre, famille par famille
Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une forêt s’installe. 21 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 6 familles.
Humain
1La plantation et l’entretien génèrent des emplois locaux en milieu rural.
ODD 8 · Travail décent et croissance économique
Économique
4Trufficulture (truffe noire du Périgord à 500-1 500 €/kg), bois de chauffage dense et calorifique, restauration de garrigues.
Essence : Chêne pubescentBois rouge décoratif prisé en menuiserie et parquet. Croissance plus rapide que les chênes européens = retour sur investissement plus court.
Essence : Chêne rouge d’AmériqueGemme (résine), bois de construction, pâte à papier. Forêt des Landes = plus grande forêt artificielle d’Europe, 30 000 emplois directs.
Essence : Pin maritimeBois parfumé et imputrescible, haute valeur en ébénisterie. Essence de substitution clé face au changement climatique — investissement d’avenir.
Essence : Cèdre de l’Atlas
Biodiversité
5Symbiose unique avec la truffe noire (Tuber melanosporum). Glands nourrissant la faune méditerranéenne. Habitat essentiel des garrigues et maquis pour reptiles, rapaces et insectes thermophiles.
Essence : Chêne pubescentGlands volumineux nourrissant la faune, mais moins d’associations fongiques que les chênes indigènes. Couleurs d’automne rouge écarlate attirant l’attention sur la forêt.
Essence : Chêne rouge d’AmériqueGraines (pignons) nourrissant pics, mésanges et écureuils. Forêt de pin maritime = habitat du Grand Capricorne et de la Fauvette pitchou.
Essence : Pin maritimeSes graines ailées nourrissent les oiseaux forestiers. Abri pour la faune dans son feuillage persistant dense. Essence d’avenir résistante à la sécheresse.
Essence : Cèdre de l’AtlasCréation d’habitats pour la faune et la flore, corridors écologiques.
ODD 15 · Vie terrestre
Territoire
2Cette forêt sera certifiée PEFC, en complément des exigences du Label Bas-Carbone.
Dossier du projet · Certification PEFCLe bois produit localement substitue des matériaux à forte empreinte carbone.
ODD 12 · Consommation et production responsables
Eau
5Ses racines profondes trouvent l’eau en profondeur dans les sols calcaires, limitant la compétition avec les cultures voisines. Rôle de pompe hydraulique.
Essence : Chêne pubescentCroissance rapide captant et transpirant davantage d’eau que les chênes autochtones, régulant le bilan hydrique des parcelles.
Essence : Chêne rouge d’AmériqueRôle crucial dans la fixation des dunes littorales, protégeant les nappes phréatiques côtières de la salinisation.
Essence : Pin maritimeTrès peu gourmand en eau grâce à ses aiguilles courtes. Maintient une couverture forestière en zones sèches où d’autres essences dépérissent.
Essence : Cèdre de l’AtlasLa forêt filtre les eaux de pluie et protège les nappes phréatiques du bassin versant.
ODD 6 · Eau propre et assainissement
Sol
4Sa litière calcicole maintient le pH des sols calcaires. Ses mycorhizes (dont truffières) structurent le sol en profondeur.
Essence : Chêne pubescentSa litière acide se décompose lentement, formant un humus brut (mor). Attention : peut acidifier les sols calcaires.
Essence : Chêne rouge d’AmériqueEspèce pionnière colonisant les sols sablonneux pauvres. Ses aiguilles enrichissent progressivement le sol en matière organique.
Essence : Pin maritimeSes aiguilles courtes se décomposent bien, formant un humus de qualité. Racines puissantes stabilisant les versants.
Essence : Cèdre de l’Atlas
Ce que recouvrent ces six familles
- Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
- Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
- Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
- Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
- Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
- Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.
Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.
Comment lire ce graphique
Chaque branche note une dimension du projet sur 100 : la séquestration de carbone, mais aussi ce qu’il apporte à la biodiversité, à l’eau, aux sols et au territoire.
Un projet forestier marque fort sur le climat et la biodiversité ; un projet agricole marque souvent plus haut sur les sols et l’économie locale. Les deux sont utiles, ils ne font simplement pas la même chose.
Les objectifs de développement durable servis
Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 5 d’entre eux.
- 6Eau propre et assainissement
- 8Travail décent et croissance économique
- 12Consommation et production responsables
- 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
- 15Vie terrestre
Qui garantit quoi, et sur combien de temps
Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.
Créer une forêt sur un terrain qui n’était pas boisé (friche, terre agricole délaissée). Le carbone séquestré est calculé par différence entre le scénario de référence (le terrain reste nu ou en prairie) et le scénario de projet (la forêt pousse), sur 30 ans.
- Maintien de l’état boisé pendant 30 ans minimum
- Diversité des essences et adaptation au sol et au climat
- Vérification sur le terrain après 5 saisons de végétation par un auditeur indépendant
- Rabais de non-permanence appliqué aux crédits pour couvrir les risques naturels (tempête, incendie, sécheresse)
- Outil de diagnostic
- Tables de production forestières (CNPF)
- Scénario de référence
- déprise agricole
- Période de comptabilisation
- 30 ans
- Vérification
- Vérification terrain obligatoire à 5 saisons de végétation
- Rabais de non-permanence
- 10-20% (risques naturels) + 0-15% (incendie)
Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.
Le projet en chiffres
- Surface
- 4 ha
- Arbres plantés
- 6 400
- CO₂ séquestré sur 30 ans, estimé à
- 980 tCO₂eq
- Durée du projet
- 30 ans
- Saison de plantation
- 2021/2022
- Essences plantées
- 4
- Parcelles cadastrales
- AS48, AS49
soit 1 600 arbres par hectare
ce que la méthode prévoit que le projet retirera de l’atmosphère au total
détaillées plus haut, une par une
Sur ce projet, une tonne de CO₂ équivaut à 6 arbres *
* Conformément au référentiel du Label Bas-Carbone, la comptabilisation carbone est réalisée sur les 30 premières années de la vie du boisement.
Une tonne, concrètement
Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.
La feuille de route
5 étapes franchies sur 6. Le projet est engagé sur 30 ans.
Faites glisser la frise →
Ce qui est fait
-
13 juillet 2021Fait
Notification au Ministère
Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.
-
23 août 2021Fait
Dépôt du dossier
Le dossier complet (diagnostic, calcul carbone, engagements) est déposé pour instruction.
-
29 octobre 2021Fait
Labellisation Bas-Carbone
Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.
-
1er janvier 2022Fait
Ouverture aux contributions
Les crédits carbone du projet peuvent être financés par les contributeurs.
-
15 janvier 2022Fait
Plantation
Travaux et mise en place des plants sur les parcelles.
L’échéance est passée, le constat n’est pas publié
-
1er août 2026Attendu
Vérification à 5 ans
Audit indépendant sur le terrain après cinq saisons de végétation, puis reconnaissance définitive des réductions d’émissions par le Ministère.
Le calendrier déposé auprès du Ministère fixe la date à laquelle ce contrôle est attendu ; il ne dit ni qu’il a eu lieu, ni ce qu’il a donné. Tant que le compte rendu de l’auditeur indépendant n’est pas publié, cette étape reste attendue — elle sera racontée ici et dans le journal du projet, écrite par une personne.
La suite s’écrira dans le journal du projet, plus bas : il est encore vide, et se remplira au fil des mois. Aller au journal
Journal du projet
Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.
Aucune nouvelle publiée pour l’instant.Les entrées paraîtront ici dès qu’il y aura quelque chose à dire : une étape franchie sur le terrain, ou une mise à jour des données du projet. Abonnez-vous pour être prévenu.
Une entrée du journal, une plantation, un audit : vous êtes prévenu par e-mail, et vous choisissez la fréquence.
Ils ont contribué à ce projet
Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.
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