
Ferme de Dailly
Vironchaux · Hauts-de-France
- Micro-organismes du sol (SOBAC)
- Optimisation de la fertilisation
- Couverts végétaux et biomasse
- StatutPlus en venteCe projet n’est plus ouvert aux contributions sur Carbone.eco
- MéthodeSOBACMéthode approuvée par l’État
- Certification

Projet labellisé par l’État
Ferme de Dailly, Vironchaux
Situé en plein cœur de la Somme dans la commune de Vironchaux, l’exploitation agricole de la Ferme de Dailly s’engage dans une démarche de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
L’objectif de ce projet de contribution carbone est d’accompagner la réduction d’intrants au sein d’une exploitation agricole.
Sa surface agricole utile se répartit entre les prairies permanentes, les prairies temporaires et les cultures destinées à l’alimentation du bétail (maïs ensilage, fourrages divers...).
Le projet de réduction des gaz à effet de serre est labellisé Bas-Carbone par le Ministère de la Transition Ecologique et selon la méthode SOBAC et entrainera l’émission de crédits carbone labellisés Bas-Carbone auprès du Ministère de la Transition Ecologique (MTE)
« Cette exploitation s’engage dans un plan de réduction ambitieux de l’empreinte carbone grâce à la méthode SOBAC. »
3 leviers actionnés, expliqués un par un
Un projet agricole bas-carbone ne se joue pas sur une machine ou un achat : il se joue sur des pratiques que l’exploitant change et tient pendant des années — l’assolement, les couverts, la fertilisation, la conduite du troupeau. Voici lesquelles, et ce que chacune modifie réellement.
Sur la fiche officielle du projet, les leviers sont listés ainsi : Augmentation du carbone dans les sols, Suppression des intrants azotés minéraux, Suppression des produits phytosanitaires, Suppression des amendements calciques.
Micro-organismes du sol (SOBAC)
Ce que c’est. La méthode SOBAC utilise des amendements à base de micro-organismes naturels (bactéries, champignons) pour améliorer les propriétés physiques et biologiques des sols. Ces micro-organismes accélèrent la décomposition de la matière organique et la formation d’humus stable.
Pourquoi ça compte pour le climat. Les micro-organismes transforment les résidus de culture en humus stable qui séquestre le carbone pendant des décennies. Ils améliorent aussi la nutrition des plantes, réduisant les besoins en engrais.
Augmentation du stockage carbone dans les sols via l’humification.
Levier reconnu par les méthodesSOBAC
Optimisation de la fertilisation
Ce que c’est. L’optimisation de la fertilisation consiste à ajuster précisément les apports d’engrais (azote, phosphore, potassium) aux besoins réels des cultures. L’objectif est de réduire les excédents qui se transforment en protoxyde d’azote (N₂O), un gaz à effet de serre 265 fois plus puissant que le CO₂.
Pourquoi ça compte pour le climat. Le protoxyde d’azote (N₂O) est le principal GES agricole. En réduisant de 20 % les apports d’engrais azotés, on réduit les émissions de N₂O de façon proportionnelle. Chaque kg d’azote en moins évite environ 5 kg de CO₂ équivalent.
La fertilisation azotée représente 40 à 60 % des émissions GES en grandes cultures.
Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes CulturesSOBAC
Couverts végétaux et biomasse
Ce que c’est. Les couverts végétaux sont des plantes semées entre deux cultures principales pour ne jamais laisser le sol nu. Ils capturent le CO₂ atmosphérique par photosynthèse et le stockent dans le sol sous forme de matière organique quand ils sont détruits. Ils réduisent aussi l’érosion et améliorent la structure du sol.
Pourquoi ça compte pour le climat. Le carbone capté par les couverts est incorporé au sol lors de leur destruction (broyage, gel). La matière organique se transforme en humus stable qui séquestre le carbone pendant des décennies. Plus la biomasse produite est importante, plus le stockage est élevé.
Stockage direct de 0.5 à 1.5 tCO₂/ha/an selon la biomasse produite.
Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes Cultures
Ces leviers relèvent de la famille « Grandes cultures ». Leurs cobénéfices — sur l’eau, les sols, la biodiversité et l’économie de l’exploitation — sont détaillés dans la section suivante, classés par famille.
Ce que le projet change d’autre, famille par famille
Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une exploitation change ses pratiques. 17 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 5 familles.
Économique
3Réduction progressive des engrais de synthèse, amélioration de la résilience des cultures face aux stress.
Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)Économies directes sur les achats d’engrais (30 à 80 €/ha selon les réductions), amélioration de la marge brute des cultures.
Levier : Optimisation de la fertilisationRéduction des achats d’engrais azotés (les légumineuses en couvert fixent l’azote gratuitement), amélioration des rendements à moyen terme, valorisation possible en fourrage.
Levier : Couverts végétaux et biomasse
Biodiversité
5La mise en place de couverts végétaux favorise la biodiversité.
Dossier du projetUn sol biologiquement actif héberge davantage de micro-faune et de champignons mycorhiziens.
Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)Moins d’excédents azotés réduit l’eutrophisation des milieux naturels, préservant la flore et la faune des zones humides.
Levier : Optimisation de la fertilisationLes couverts créent un habitat et une source de nourriture pour la faune (insectes pollinisateurs, oiseaux) pendant la période hivernale où les sols seraient normalement nus.
Levier : Couverts végétaux et biomasseUne vie biologique des sols restaurée, des couverts favorables à la biodiversité.
ODD 15 · Vie terrestre
Territoire
1Une production agricole avec moins d’intrants de synthèse.
ODD 12 · Consommation et production responsables
Eau
4Un sol plus poreux et mieux structuré retient et filtre mieux l’eau.
Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)Réduction directe du lessivage des nitrates dans les eaux souterraines. Chaque kg d’azote non épandu en excès est un kg qui ne polluera pas les nappes.
Levier : Optimisation de la fertilisationLes racines des couverts absorbent les nitrates résiduels, réduisant de 30 à 60 % le lessivage vers les nappes phréatiques. Ils limitent aussi le ruissellement et l’érosion hydrique.
Levier : Couverts végétaux et biomasseLa suppression des intrants azotés minéraux et des produits phytosanitaires protège la qualité des eaux.
ODD 6 · Eau propre et assainissement
Sol
4Augmenter la quantité de matière organique dans les sols.
Dossier du projet · Augmentation des puitsAmélioration rapide de la structure, augmentation de la matière organique, développement de la mycorhize.
Levier : Micro-organismes du sol (SOBAC)Des apports équilibrés favorisent l’activité biologique du sol (micro-organismes, vers de terre) plutôt que de la perturber par des excès chimiques.
Levier : Optimisation de la fertilisationLes racines aèrent le sol, les vers de terre se multiplient, la matière organique augmente. En quelques années, la structure du sol s’améliore nettement (porosité, rétention d’eau).
Levier : Couverts végétaux et biomasse
Ce que recouvrent ces six familles
- Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
- Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
- Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
- Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
- Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
- Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.
Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.
Les objectifs de développement durable servis
Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 4 d’entre eux.
- 6Eau propre et assainissement
- 12Consommation et production responsables
- 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
- 15Vie terrestre
Qui garantit quoi, et sur combien de temps
Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.
Stimuler la vie microbienne des sols pour réduire les intrants (engrais minéraux, produits phytosanitaires, amendements calciques) et augmenter la matière organique, sur 5 ans.
- Diagnostic initial des sols et des pratiques
- Suppression progressive des intrants de synthèse
- Suivi annuel
- Vérification par un auditeur indépendant
- Période de comptabilisation
- 5 ans
Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.
Le projet en chiffres
- Volume en vente, environ
- 375 tCO₂eq
- Durée du projet
- 5 ans
- Leviers actionnés
- 3
la part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
détaillés plus haut, un par un
Une tonne, concrètement
Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.
La feuille de route
2 étapes franchies sur 6. Le projet est engagé sur 5 ans.
Ce qui est fait
-
1er mai 2023Fait
Notification au Ministère
Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.
-
27 mars 2024Fait
Labellisation Bas-Carbone
Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.
Les étapes sans date publiée
-
Étape 1
Diagnostic carbone
Une fois l’exploitation éligible, un diagnostic carbone est réalisé et les réductions sont modélisées.
-
Étape 2
Mise en place des leviers
Suppression progressive des intrants, stimulation de la vie du sol.
-
Étape 3
Financement annuel
Le projet bénéficie d’un financement annuel reversé à l’agriculteur.
-
Étape 4
Vérification
Audit indépendant en fin de projet, puis reconnaissance des réductions par le Ministère.
Ces étapes jalonnent le projet sans qu’une date leur soit publiée à ce jour : chacune apparaîtra à sa place dans la frise dès qu’elle sera confirmée au dossier.
La suite s’écrira dans le journal du projet, plus bas : il est encore vide, et se remplira au fil des mois. Aller au journal
Journal du projet
Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.
Aucune nouvelle publiée pour l’instant.Les entrées paraîtront ici dès qu’il y aura quelque chose à dire : une étape franchie sur le terrain, ou une mise à jour des données du projet. Abonnez-vous pour être prévenu.
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Ils ont contribué à ce projet
Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.
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