
Ferme du Bout des Prés
La Garnache · Pays de la Loire
- Prairies permanentes et temporaires
- Autonomie protéique
- Introduction de légumineuses
- Réduction de la consommation énergétique
- StatutPlus en venteCe projet n’est plus ouvert aux contributions sur Carbone.eco
- MéthodeCarbon’AgriMéthode approuvée par l’État
- Certification

Projet labellisé par l’État
Ferme du Bout des Prés, La Garnache
Situé en plein cœur de la Vendée dans la commune de La Garnache, l’exploitation agricole de la Ferme du Bout des Prés s’engage dans une démarche de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
L’objectif de ce projet de contribution carbone est d’accompagner le changement de pratiques au sein d’un élevage.
Sa surface agricole utile se répartit entre les prairies permanentes, les prairies temporaires et les cultures destinées à l’alimentation du bétail (maïs ensilage, fourrages divers...).
Le projet de réduction des gaz à effet de serre est labellisé Bas-Carbone par le Ministère de la Transition Ecologique et selon la méthode Carbon’Agri et entrainera l’émission de crédits carbone labellisés Bas-Carbone auprès du Ministère de la Transition Ecologique (MTE).
« Cette exploitation s’engage dans un plan de réduction ambitieux de l’empreinte carbone de son troupeau grâce à la méthode Carbon’Agri. »
4 leviers actionnés, expliqués un par un
Un projet agricole bas-carbone ne se joue pas sur une machine ou un achat : il se joue sur des pratiques que l’exploitant change et tient pendant des années — l’assolement, les couverts, la fertilisation, la conduite du troupeau. Voici lesquelles, et ce que chacune modifie réellement.
Sur la fiche officielle du projet, les leviers sont listés ainsi : Allonger les prairies, Modification de l’alimentation, Implantation de légumineuses, Réduction de la consommation d’électricité.
Prairies permanentes et temporaires
Ce que c’est. Augmenter la part de prairies dans la rotation et allonger leur durée permet de stocker massivement du carbone dans les sols. Les prairies permanentes (>5 ans) sont parmi les meilleurs puits de carbone agricoles, avec un stockage continu dans les racines et la matière organique.
Pourquoi ça compte pour le climat. Les racines des graminées prairiales descendent à plus d’un mètre de profondeur, injectant du carbone directement dans le sol. Une prairie permanente stocke 0.5 à 1 tCO₂/ha/an.
Les prairies sont le premier réservoir de carbone agricole en France.
Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri
Autonomie protéique
Ce que c’est. L’autonomie protéique consiste à produire sur la ferme les protéines nécessaires à l’alimentation du troupeau, plutôt que d’acheter du tourteau de soja importé. Cela passe par la culture de colza, féverole, luzerne ou pois, et par l’optimisation des fourrages.
Pourquoi ça compte pour le climat. Le soja importé d’Amérique du Sud est associé à la déforestation (changement d’usage des terres) et au transport sur des milliers de km. Chaque tonne de soja remplacée évite 2 à 5 tonnes de CO₂ équivalent.
La substitution du soja importé est l’un des leviers les plus puissants en élevage.
Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri
Introduction de légumineuses
Ce que c’est. Les légumineuses (trèfle, luzerne, féverole, pois) ont une capacité unique : elles captent l’azote de l’air grâce à des bactéries symbiotiques dans leurs racines (nodosités). Elles n’ont donc pas besoin d’engrais azotés et en laissent dans le sol pour la culture suivante.
Pourquoi ça compte pour le climat. En substituant des engrais azotés de synthèse (très émetteurs en GES lors de leur fabrication et utilisation), les légumineuses réduisent drastiquement les émissions. Leur biomasse racinaire enrichit aussi le sol en carbone.
Une légumineuse peut remplacer 50 à 200 kg d’engrais azoté/ha, évitant la fabrication et l’épandage de ces engrais.
Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes Cultures
Réduction de la consommation énergétique
Ce que c’est. Réduire la consommation de carburant et d’électricité de l’exploitation passe par l’optimisation des passages d’engins, le choix de tracteurs efficients, l’isolation des bâtiments et le recours aux énergies renouvelables.
Pourquoi ça compte pour le climat. Chaque litre de gazole brûlé émet 2.7 kg de CO₂. Réduire les passages de 20 % ou améliorer l’efficacité énergétique réduit directement l’empreinte carbone de l’exploitation.
L’énergie représente 10 à 20 % des émissions d’une exploitation agricole.
Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes Cultures
Ces leviers relèvent de 4 familles de pratiques (Élevage / Grandes cultures, Élevage bovin, Grandes cultures / Élevage, Transversal). Leurs cobénéfices — sur l’eau, les sols, la biodiversité et l’économie de l’exploitation — sont détaillés dans la section suivante, classés par famille.
Ce que le projet change d’autre, famille par famille
Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une exploitation change ses pratiques. 23 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 5 familles.
Humain
1Un financement qui conforte l’autonomie économique de l’exploitation.
ODD 8 · Travail décent et croissance économique
Économique
5Réduction des charges de mécanisation, autonomie fourragère, préservation du paysage bocager.
Levier : Prairies permanentes et temporairesAutonomie alimentaire de l’exploitation, réduction de la dépendance aux cours mondiaux du soja, circuits courts.
Levier : Autonomie protéiqueÉconomie d’engrais azotés (100 à 200 €/ha), diversification des cultures, autonomie protéique pour l’élevage.
Levier : Introduction de légumineusesÉconomies directes sur le poste carburant (souvent le 2ème poste de charges), réduction de la dépendance au pétrole.
Levier : Réduction de la consommation énergétiqueLes légumineuses renforcent l’autonomie alimentaire du troupeau.
ODD 2 · Faim « zéro »
Biodiversité
5Les prairies permanentes abritent des centaines d’espèces végétales et animales (orchidées, papillons, campagnols, rapaces).
Levier : Prairies permanentes et temporairesMoins de soja importé = moins de déforestation en Amazonie et au Cerrado brésilien, préservant des écosystèmes majeurs.
Levier : Autonomie protéiqueLes légumineuses à fleurs (trèfle, luzerne) sont d’excellentes plantes mellifères. Leur floraison prolongée nourrit les pollinisateurs pendant des mois.
Levier : Introduction de légumineusesMoins de passages d’engins réduit le dérangement de la faune et le tassement des sols.
Levier : Réduction de la consommation énergétiquePrairies allongées, vie des sols et biodiversité.
ODD 15 · Vie terrestre
Eau
6La réduction des intrants azotés évite la pollution des eaux.
Dossier du projet · Qualité de l’eauCouverture permanente du sol réduisant l’érosion et le ruissellement, filtration naturelle des eaux.
Levier : Prairies permanentes et temporairesLes protéagineux locaux (féverole, pois) sont moins gourmands en eau que le soja tropical.
Levier : Autonomie protéiqueMoins de lessivage d’azote puisqu’on n’épand plus d’engrais azotés de synthèse. Les racines profondes de la luzerne pompent les nitrates résiduels.
Levier : Introduction de légumineusesMoins de risques de fuites d’hydrocarbures, réduction de la pollution atmosphérique retombant dans les eaux.
Levier : Réduction de la consommation énergétiqueMoins d’intrants azotés, une eau mieux protégée.
ODD 6 · Eau propre et assainissement
Sol
6Augmenter la quantité de matière organique dans les sols.
Dossier du projet · Augmentation des puitsLa réduction des labours favorise la biologie des sols.
Dossier du projet · Vie dans les solsEnrichissement continu en matière organique, amélioration de la structure, développement de la vie biologique.
Levier : Prairies permanentes et temporairesLes protéagineux locaux (légumineuses) enrichissent les sols en azote et diversifient les rotations.
Levier : Autonomie protéiqueLes racines pivotantes (luzerne) structurent le sol en profondeur. Les nodosités enrichissent le sol en azote organique durable.
Levier : Introduction de légumineusesMoins de passages = moins de compaction du sol, meilleure porosité, meilleure infiltration de l’eau.
Levier : Réduction de la consommation énergétique
Ce que recouvrent ces six familles
- Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
- Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
- Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
- Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
- Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
- Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.
Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.
Les objectifs de développement durable servis
Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 5 d’entre eux.
- 2Faim « zéro »
- 6Eau propre et assainissement
- 8Travail décent et croissance économique
- 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
- 15Vie terrestre
Qui garantit quoi, et sur combien de temps
Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.
Réduire l’empreinte carbone d’un élevage et augmenter le stockage de carbone dans les sols, à partir d’un diagnostic CAP’2ER® de l’exploitation, puis d’un plan d’actions sur 5 ans (alimentation du troupeau, prairies, fertilisation, énergie).
- Diagnostic CAP’2ER® niveau 2 au début et à la fin du projet
- Plan d’actions personnalisé sur 5 ans
- Pression azotée maîtrisée
- Vérification finale par un auditeur indépendant avant reconnaissance des réductions
- Outil de diagnostic
- CAP’2ER® niveau 2
- Période de comptabilisation
- 5 ans
Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.
Le projet en chiffres
- Volume en vente, environ
- 301 tCO₂eq
- Durée du projet
- 5 ans
- Leviers actionnés
- 4
la part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
détaillés plus haut, un par un
Une tonne, concrètement
Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.
La feuille de route
3 étapes franchies sur 7. Le projet est engagé sur 5 ans.
Faites glisser la frise →
Ce qui est fait
-
8 novembre 2024Fait
Notification au Ministère
Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.
-
28 juillet 2025Fait
Dépôt du dossier
Le dossier complet (diagnostic, calcul carbone, engagements) est déposé pour instruction.
-
2 décembre 2025Fait
Labellisation Bas-Carbone
Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.
Les étapes sans date publiée
-
Étape 1
Diagnostic CAP’2ER®
Mesure de l’empreinte carbone de l’élevage, à l’initiative du projet.
-
Étape 2
Plan d’actions sur 5 ans
Prairies, alimentation, légumineuses, énergie.
-
Étape 3
Suivi annuel
Financement reversé chaque année à l’éleveur.
-
Étape 4
Vérification finale
Nouveau diagnostic CAP’2ER® et audit indépendant.
Ces étapes jalonnent le projet sans qu’une date leur soit publiée à ce jour : chacune apparaîtra à sa place dans la frise dès qu’elle sera confirmée au dossier.
La suite s’écrira dans le journal du projet, plus bas : il est encore vide, et se remplira au fil des mois. Aller au journal
Journal du projet
Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.
Aucune nouvelle publiée pour l’instant.Les entrées paraîtront ici dès qu’il y aura quelque chose à dire : une étape franchie sur le terrain, ou une mise à jour des données du projet. Abonnez-vous pour être prévenu.
Une entrée du journal, une plantation, un audit : vous êtes prévenu par e-mail, et vous choisissez la fréquence.
Ils ont contribué à ce projet
Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.
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