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Agricole

Les Prairies de Billé

Billé · Bretagne

  • Prairies permanentes et temporaires
  • Valorisation du pâturage
  • Âge au vêlage et longévité
  • Qualité des fourrages
  • + 1 autre
  • Volume en vente, environ171 tCO₂eqLa part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
  • Prix de la tonne54,00 € TTCUne tonne entière, minimum une tonne
  • Surface108 ha
  • CertificationLabel Bas-CarboneMinistère de la Transition ÉcologiqueProjet labellisé par l’État
L’exploitation

Les Prairies de Billé, Billé

Le projet se situe à Billé, en Ille-et-Vilaine, sur une exploitation d’élevage de 108 hectares. Il est labellisé Bas-Carbone selon la méthode Carbon’Agri, portée par l’Institut de l’Élevage, pour une période de comptabilisation de cinq ans.

Six leviers sont actionnés, et ils tiennent tous à la conduite du troupeau et des surfaces fourragères plutôt qu’à un équipement : implanter des prairies temporaires ou permanentes, augmenter la pratique du pâturage, optimiser la consommation de concentrés, optimiser la longévité des vaches, améliorer la qualité des fourrages et favoriser l’autonomie protéique.

Ce sont des pratiques qui se tiennent dans la durée. L’herbe pâturée remplace des fourrages récoltés et distribués, les protéines produites sur la ferme remplacent du tourteau acheté, et des vaches qui restent productives plus longtemps réduisent le nombre d’animaux improductifs du troupeau.

Les Prairies de Billé — parcelles du projet à Billé
Les Prairies de Billé — les parcelles du projet, à Billé (Ille-et-Vilaine). Photo prise sur le terrain par l’opérateur.

Le projet porte 534 tonnes de CO₂ de réductions d’émissions labellisées sur cinq ans, sur une exploitation d’élevage de 108 hectares.

Les six leviers retenus se répartissent entre la conduite des surfaces — prairies, pâturage, qualité des fourrages, autonomie protéique — et celle du troupeau, avec la longévité des vaches et la maîtrise des concentrés.

« Allonger la vie des vaches, les sortir davantage, produire ses protéines plutôt que les acheter : ce sont des décisions de conduite, reprises chaque jour pendant cinq ans, et c’est là que le carbone se gagne. »

Aubin Labergère-LarocheDirecteur opérationnel de STOCK CO2
Ce qui change à la ferme

5 leviers actionnés, expliqués un par un

Un projet agricole bas-carbone ne se joue pas sur une machine ou un achat : il se joue sur des pratiques que l’exploitant change et tient pendant des années — l’assolement, les couverts, la fertilisation, la conduite du troupeau. Voici lesquelles, et ce que chacune modifie réellement.

Sur la fiche officielle du projet, les leviers sont listés ainsi : Implanter des prairies temporaires ou permanentes sur l’exploitation, Augmenter la pratique du pâturage, Optimiser la consommation de concentrés, Optimiser la longévité des vaches, Améliorer la qualité des fourrages (UFL/MAT), Favoriser l’autonomie protéique.

Niveau d’impact climat de chaque levier, tel qu’il est annoncé par la méthode du Label Bas-Carbone qui l’encadre. C’est une appréciation qualitative — « moyen », « fort » — pas un pourcentage : elle situe les leviers les uns par rapport aux autres, elle ne mesure pas le volume du projet.
Levier 1 Élevage / Grandes cultures

Prairies permanentes et temporaires

Ce que c’est. Augmenter la part de prairies dans la rotation et allonger leur durée permet de stocker massivement du carbone dans les sols. Les prairies permanentes (>5 ans) sont parmi les meilleurs puits de carbone agricoles, avec un stockage continu dans les racines et la matière organique.

Pourquoi ça compte pour le climat. Les racines des graminées prairiales descendent à plus d’un mètre de profondeur, injectant du carbone directement dans le sol. Une prairie permanente stocke 0.5 à 1 tCO₂/ha/an.

Impact climat fort

Les prairies sont le premier réservoir de carbone agricole en France.

Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri

Levier 2 Élevage bovin

Valorisation du pâturage

Ce que c’est. Augmenter la durée et la qualité du pâturage permet aux vaches de se nourrir directement de l’herbe plutôt que de fourrages récoltés et de concentrés. Le pâturage bien conduit maintient les prairies en bon état et réduit les coûts d’alimentation.

Pourquoi ça compte pour le climat. Le pâturage évite la récolte, le transport et la distribution des fourrages (énergie fossile). Les prairies pâturées stockent en moyenne 0.5 tCO₂/ha/an de plus qu’une prairie fauchée.

Impact climat moyen

Réduction des consommations d’énergie + stockage carbone dans les prairies.

Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri

Levier 3 Élevage bovin

Âge au vêlage et longévité

Ce que c’est. Réduire l’âge au premier vêlage (de 36 à 24-30 mois) et augmenter la longévité des vaches permet de réduire le nombre d’animaux improductifs dans le troupeau. Moins de génisses d’élevage signifie moins de méthane entérique et plus d’efficacité par litre de lait ou kg de viande produit.

Pourquoi ça compte pour le climat. Chaque vache émet environ 100 kg de méthane/an par fermentation entérique. En réduisant la période improductive (élevage des génisses) et en augmentant la durée de production, on réduit les émissions par unité produite.

Impact climat moyen

Réduction de 5 à 15 % de l’empreinte carbone par litre de lait ou kg de viande.

Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri

Levier 4 Élevage bovin

Qualité des fourrages

Ce que c’est. Améliorer la qualité des fourrages (meilleure valeur énergétique UFL, plus de protéines MAT) permet de réduire la quantité de concentrés achetés et de mieux valoriser les ressources de la ferme. Un fourrage récolté au bon stade nourrit mieux et réduit le gaspillage.

Pourquoi ça compte pour le climat. Un fourrage de meilleure qualité est mieux digéré, produisant moins de méthane par kg de matière sèche ingérée. Moins de concentrés achetés = moins d’émissions liées à leur fabrication et transport.

Impact climat moyen

Amélioration de la digestibilité réduisant le méthane entérique de 5 à 15 %.

Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri

Levier 5 Élevage bovin

Autonomie protéique

Ce que c’est. L’autonomie protéique consiste à produire sur la ferme les protéines nécessaires à l’alimentation du troupeau, plutôt que d’acheter du tourteau de soja importé. Cela passe par la culture de colza, féverole, luzerne ou pois, et par l’optimisation des fourrages.

Pourquoi ça compte pour le climat. Le soja importé d’Amérique du Sud est associé à la déforestation (changement d’usage des terres) et au transport sur des milliers de km. Chaque tonne de soja remplacée évite 2 à 5 tonnes de CO₂ équivalent.

Impact climat fort

La substitution du soja importé est l’un des leviers les plus puissants en élevage.

Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri

Ces leviers relèvent de 2 familles de pratiques (Élevage / Grandes cultures, Élevage bovin). Leurs cobénéfices — sur l’eau, les sols, la biodiversité et l’économie de l’exploitation — sont détaillés dans la section suivante, classés par famille.

Les Prairies de Billé — parcelles du projet à Billé
Sur l’exploitation.
Au-delà du carbone

Ce que le projet change d’autre, famille par famille

Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une exploitation change ses pratiques. 22 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 4 familles.

Nombre d’effets documentés dans chaque famille, sur ce projet. C’est un comptage des lignes détaillées ci-dessous, reprises du dossier du projet, des fiches de leviers et d’essences et des objectifs de développement durable retenus : une famille bien fournie est une famille bien documentée, pas nécessairement un effet plus fort.

Économique

6
  • Réduction des charges de mécanisation, autonomie fourragère, préservation du paysage bocager.

    Levier : Prairies permanentes et temporaires
  • Réduction des coûts d’alimentation (le pâturage est l’aliment le moins cher), amélioration du bien-être animal, image positive.

    Levier : Valorisation du pâturage
  • Réduction des coûts d’élevage des génisses, amélioration de la rentabilité par vache, moins de travail quotidien.

    Levier : Âge au vêlage et longévité
  • Économie sur les achats de concentrés, meilleure autonomie alimentaire, valorisation du savoir-faire de l’éleveur.

    Levier : Qualité des fourrages
  • Autonomie alimentaire de l’exploitation, réduction de la dépendance aux cours mondiaux du soja, circuits courts.

    Levier : Autonomie protéique
  • L’autonomie protéique fait produire sur la ferme les protéines que le troupeau consomme, au lieu de les acheter.

    ODD 2 · Faim « zéro »

Biodiversité

6
  • Les prairies permanentes abritent des centaines d’espèces végétales et animales (orchidées, papillons, campagnols, rapaces).

    Levier : Prairies permanentes et temporaires
  • Les prairies pâturées extensivement abritent une flore et une faune diversifiées (orchidées, papillons, alouettes).

    Levier : Valorisation du pâturage
  • Moins d’animaux pour la même production = moins de surfaces nécessaires, libérant des espaces pour la biodiversité.

    Levier : Âge au vêlage et longévité
  • Des prairies multi-espèces pour des fourrages de qualité offrent plus de diversité floristique.

    Levier : Qualité des fourrages
  • Moins de soja importé = moins de déforestation en Amazonie et au Cerrado brésilien, préservant des écosystèmes majeurs.

    Levier : Autonomie protéique
  • L’implantation de prairies temporaires ou permanentes et l’augmentation du pâturage sur 108 hectares.

    ODD 15 · Vie terrestre

Eau

5
  • Couverture permanente du sol réduisant l’érosion et le ruissellement, filtration naturelle des eaux.

    Levier : Prairies permanentes et temporaires
  • Les prairies permanentes bien pâturées filtrent l’eau et réduisent le ruissellement.

    Levier : Valorisation du pâturage
  • Moins de déjections pour la même production = moins de pression sur les milieux aquatiques.

    Levier : Âge au vêlage et longévité
  • Moins de concentrés importés = moins d’empreinte eau globale de l’alimentation du troupeau.

    Levier : Qualité des fourrages
  • Les protéagineux locaux (féverole, pois) sont moins gourmands en eau que le soja tropical.

    Levier : Autonomie protéique

Sol

5
  • Enrichissement continu en matière organique, amélioration de la structure, développement de la vie biologique.

    Levier : Prairies permanentes et temporaires
  • Le piétinement modéré et les déjections directes stimulent l’activité biologique du sol.

    Levier : Valorisation du pâturage
  • Chargement animal mieux maîtrisé, réduction du piétinement des prairies.

    Levier : Âge au vêlage et longévité
  • Des prairies bien gérées avec des fourrages de qualité maintiennent une couverture végétale dense et protectrice.

    Levier : Qualité des fourrages
  • Les protéagineux locaux (légumineuses) enrichissent les sols en azote et diversifient les rotations.

    Levier : Autonomie protéique
Ce que recouvrent ces six familles
  • Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
  • Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
  • Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
  • Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
  • Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
  • Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.

Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.

Les objectifs de développement durable servis

Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 3 d’entre eux.

  • 2Faim « zéro »
  • 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
  • 15Vie terrestre
Les Prairies de Billé — parcelles du projet à Billé
L’exploitation engagée dans le projet.
Le cadre certifié

Qui garantit quoi, et sur combien de temps

Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.

Méthode Carbon AgriInstitut de l’Élevage (Idele), avec les interprofessions · Approuvée par le Ministère de la Transition Écologique en 2019, première méthode agricole du Label Bas-Carbone.

Réduire l’empreinte carbone d’un élevage et augmenter le stockage de carbone dans les sols, à partir d’un diagnostic CAP’2ER® de l’exploitation, puis d’un plan d’actions sur 5 ans (alimentation du troupeau, prairies, fertilisation, énergie).

  • Diagnostic CAP’2ER® niveau 2 au début et à la fin du projet
  • Plan d’actions personnalisé sur 5 ans
  • Pression azotée maîtrisée
  • Vérification finale par un auditeur indépendant avant reconnaissance des réductions
Outil de diagnostic
CAP’2ER® niveau 2
Scénario de référence
spécifique au projet
Période de comptabilisation
5 ans

Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.

Le projet en chiffres

Surface
108 ha
Volume en vente, environ
171 tCO₂eq

la part ouverte aux contributions, en crédits potentiels

Durée du projet
5 ans
Leviers actionnés
5

détaillés plus haut, un par un

Ce projet
1,6 t/ha
L’autre ferme du site
2,9 t/ha
Tonnes labellisées par hectare de surface engagée dans le plan d’actions, comparées aux autres projets agricoles du site. Ce n’est pas du carbone séquestré dans un sol mesuré parcelle par parcelle : c’est le volume que le Ministère a reconnu au projet, rapporté à sa surface. Un chiffre plus bas n’est pas un moins bon projet — il dépend des leviers actionnés et du système d’exploitation de départ.

Une tonne, concrètement

5 000 kmen voiture thermique
1 allerParis–New York en avion
200 repasavec du bœuf
1/10ᵉde l’empreinte annuelle d’un Français

Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.

Où en est le projet

La feuille de route

3 étapes franchies sur 7. Prochain jalon : vérification, le 26 avril 2027. Le projet est engagé sur 5 ans.

Faites glisser la frise →

2023 2024 2025 2026 2027 aujourd’hui Notification au MinistèreDépôt du dossierLabellisation Bas-CarboneVérification Notification au Ministère — 26 avr. 2022Dépôt du dossier — 21 déc. 2022Labellisation Bas-Carbone — 6 mars 2023Vérification — 26 avr. 2027
Les 4 jalons datés du dossier, du 26 avr. 2022 au 26 avr. 2027, placés à leur date réelle : l’écart entre deux points est du temps, pas de la mise en page. Le trait vert marque aujourd’hui. Un point plein est un fait administratif enregistré ; un point creux est une échéance qui n’a pas encore été constatée. Les étapes sans date publiée ne figurent pas sur la frise, elles sont listées plus bas.

Ce qui est fait

  1. 26 avril 2022Fait Notification au Ministère

    Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.

  2. 21 décembre 2022Fait Dépôt du dossier

    Le dossier complet (diagnostic, calcul carbone, engagements) est déposé pour instruction.

  3. 6 mars 2023Fait Labellisation Bas-Carbone

    Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.

Ce qui vient

  1. 26 avril 2027Prévu Vérification

    Audit indépendant en fin de période de comptabilisation, puis reconnaissance des réductions par le Ministère.

Les étapes sans date publiée

  1. Étape 1 Diagnostic carbone

    Une fois l’exploitation éligible, un diagnostic carbone est réalisé et les réductions sont modélisées.

  2. Étape 2 Mise en place des leviers

    Conduite des prairies et du pâturage, alimentation du troupeau, renouvellement.

  3. Étape 3 Financement annuel

    Le projet bénéficie d’un financement annuel reversé à l’agriculteur.

Ces étapes jalonnent le projet sans qu’une date leur soit publiée à ce jour : chacune apparaîtra à sa place dans la frise dès qu’elle sera confirmée au dossier.

La suite s’écrira dans le journal du projet, plus bas : il est encore vide, et se remplira au fil des mois. Aller au journal

Les Prairies de Billé — parcelles du projet à Billé Les Prairies de Billé — parcelles du projet à Billé
Les autres vues du site du projet, prises sur place par l’opérateur.
Au fil des mois

Journal du projet

Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.

Aucune nouvelle publiée pour l’instant.Les entrées paraîtront ici dès qu’il y aura quelque chose à dire : une étape franchie sur le terrain, ou une mise à jour des données du projet. Abonnez-vous pour être prévenu.

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Ils ont contribué à ce projet

Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.

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Les Prairies de Billé 54,00 € TTC / tonne
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