
Les Prairies du Coteau
La Boissière-des-Landes · Pays de la Loire
- Amélioration génétique
- Âge au vêlage et longévité
- Conduite sanitaire du troupeau
- Qualité des fourrages
- StatutPlus en venteCe projet n’est plus ouvert aux contributions sur Carbone.eco
- Surface208 ha
- Certification

Projet labellisé par l’État
Les Prairies du Coteau, La Boissière-des-Landes
Le projet se situe à La Boissière-des-Landes, en Vendée, sur une exploitation de bovins viande de 208 hectares située en zone vulnérable au titre de la directive Nitrates. Il est labellisé Bas-Carbone selon la méthode Carbon’Agri pour une période de comptabilisation de cinq ans.
Un diagnostic CAP’2ER a été réalisé le 6 juillet 2021 sur l’exercice comptable 2021. Il ramène les émissions de 14,9 à 12,99 tonnes de CO₂ équivalent par hectare, soit une baisse de 12,8 %, et le cheptel de 207 à 184 unités gros bétail en bovins viande.
Cinq leviers sont actionnés, tous sur la conduite du troupeau : améliorer la performance génétique, optimiser l’âge au premier vêlage, optimiser la longévité des vaches, améliorer la conduite sanitaire et améliorer la qualité des fourrages. Le volume labellisé — 807 tonnes — est presque intégralement constitué de réductions d’émissions ; la séquestration n’y compte que pour une tonne.
Le projet porte 807 tonnes de CO₂ labellisées sur cinq ans, sur une exploitation de bovins viande de 208 hectares. Le volume est presque intégralement constitué de réductions d’émissions : la séquestration n’y compte que pour une tonne.
Le diagnostic CAP’2ER du 6 juillet 2021 sert de point de départ. Il porte les émissions de 14,9 à 12,99 tonnes de CO₂ équivalent par hectare, soit une baisse de 12,8 %, et le cheptel de 207 à 184 unités gros bétail. L’exploitation est située en zone vulnérable au titre de la directive Nitrates.
« Le diagnostic de départ chiffre tout, y compris ce qui ne va pas ; c’est ce qui permet, cinq ans plus tard, de mesurer le chemin réellement parcouru au lieu de l’affirmer. »
4 leviers actionnés, expliqués un par un
Un projet agricole bas-carbone ne se joue pas sur une machine ou un achat : il se joue sur des pratiques que l’exploitant change et tient pendant des années — l’assolement, les couverts, la fertilisation, la conduite du troupeau. Voici lesquelles, et ce que chacune modifie réellement.
Sur la fiche officielle du projet, les leviers sont listés ainsi : Améliorer la performance génétique du troupeau, Optimiser l’âge au premier vêlage, Optimiser la longévité des vaches, Améliorer la conduite sanitaire, Améliorer la qualité des fourrages (UFL/MAT).
Amélioration génétique
Ce que c’est. La sélection génétique permet de choisir des reproducteurs dont la descendance émettra moins de méthane, produira plus efficacement et vivra plus longtemps. Les index génétiques intègrent désormais l’empreinte environnementale.
Pourquoi ça compte pour le climat. Des animaux génétiquement plus efficients convertissent mieux leur alimentation en lait ou viande. Certaines lignées émettent naturellement 10 à 20 % moins de méthane que la moyenne.
Amélioration progressive sur 10-20 ans de l’efficacité carbone du troupeau.
Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri
Âge au vêlage et longévité
Ce que c’est. Réduire l’âge au premier vêlage (de 36 à 24-30 mois) et augmenter la longévité des vaches permet de réduire le nombre d’animaux improductifs dans le troupeau. Moins de génisses d’élevage signifie moins de méthane entérique et plus d’efficacité par litre de lait ou kg de viande produit.
Pourquoi ça compte pour le climat. Chaque vache émet environ 100 kg de méthane/an par fermentation entérique. En réduisant la période improductive (élevage des génisses) et en augmentant la durée de production, on réduit les émissions par unité produite.
Réduction de 5 à 15 % de l’empreinte carbone par litre de lait ou kg de viande.
Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri
Conduite sanitaire du troupeau
Ce que c’est. Améliorer la conduite sanitaire signifie prévenir les maladies plutôt que les soigner. Un animal en bonne santé produit plus efficacement, émet moins de méthane par unité produite et vit plus longtemps, réduisant les besoins de renouvellement du troupeau.
Pourquoi ça compte pour le climat. Un animal malade ralentit sa production mais continue à émettre du méthane. En maintenant le troupeau en bonne santé, on améliore le ratio émissions/production de 5 à 10 %.
Gain d’efficacité de 5 à 10 % sur les émissions par unité produite.
Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri
Qualité des fourrages
Ce que c’est. Améliorer la qualité des fourrages (meilleure valeur énergétique UFL, plus de protéines MAT) permet de réduire la quantité de concentrés achetés et de mieux valoriser les ressources de la ferme. Un fourrage récolté au bon stade nourrit mieux et réduit le gaspillage.
Pourquoi ça compte pour le climat. Un fourrage de meilleure qualité est mieux digéré, produisant moins de méthane par kg de matière sèche ingérée. Moins de concentrés achetés = moins d’émissions liées à leur fabrication et transport.
Amélioration de la digestibilité réduisant le méthane entérique de 5 à 15 %.
Levier reconnu par les méthodesCarbon Agri
Ces leviers relèvent de la famille « Élevage bovin ». Leurs cobénéfices — sur l’eau, les sols, la biodiversité et l’économie de l’exploitation — sont détaillés dans la section suivante, classés par famille.
Ce que le projet change d’autre, famille par famille
Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une exploitation change ses pratiques. 17 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 4 familles.
Économique
4Amélioration des performances économiques du troupeau sur le long terme, valorisation du travail de sélection.
Levier : Amélioration génétiqueRéduction des coûts d’élevage des génisses, amélioration de la rentabilité par vache, moins de travail quotidien.
Levier : Âge au vêlage et longévitéRéduction des frais vétérinaires, bien-être animal amélioré, meilleure image de l’élevage.
Levier : Conduite sanitaire du troupeauÉconomie sur les achats de concentrés, meilleure autonomie alimentaire, valorisation du savoir-faire de l’éleveur.
Levier : Qualité des fourrages
Biodiversité
5La sélection peut intégrer la rusticité, favorisant des races adaptées aux milieux locaux.
Levier : Amélioration génétiqueMoins d’animaux pour la même production = moins de surfaces nécessaires, libérant des espaces pour la biodiversité.
Levier : Âge au vêlage et longévitéMoins de traitements vétérinaires = moins de résidus médicamenteux dans l’environnement (antiparasitaires affectant les insectes coprophages).
Levier : Conduite sanitaire du troupeauDes prairies multi-espèces pour des fourrages de qualité offrent plus de diversité floristique.
Levier : Qualité des fourragesUne conduite de troupeau qui produit autant avec moins d’animaux : 207 unités gros bétail au diagnostic, 184 au projet.
ODD 15 · Vie terrestre
Eau
4Animaux plus efficients = moins d’aliments et d’eau par unité produite.
Levier : Amélioration génétiqueMoins de déjections pour la même production = moins de pression sur les milieux aquatiques.
Levier : Âge au vêlage et longévitéRéduction des résidus médicamenteux dans les sols et les eaux.
Levier : Conduite sanitaire du troupeauMoins de concentrés importés = moins d’empreinte eau globale de l’alimentation du troupeau.
Levier : Qualité des fourrages
Sol
4Impact indirect : moins d’animaux nécessaires pour la même production.
Levier : Amélioration génétiqueChargement animal mieux maîtrisé, réduction du piétinement des prairies.
Levier : Âge au vêlage et longévitéDes déjections sans résidus médicamenteux favorisent la vie biologique du sol.
Levier : Conduite sanitaire du troupeauDes prairies bien gérées avec des fourrages de qualité maintiennent une couverture végétale dense et protectrice.
Levier : Qualité des fourrages
Ce que recouvrent ces six familles
- Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
- Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
- Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
- Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
- Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
- Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.
Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.
Les objectifs de développement durable servis
Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 2 d’entre eux.
- 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
- 15Vie terrestre
Qui garantit quoi, et sur combien de temps
Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.
Réduire l’empreinte carbone d’un élevage et augmenter le stockage de carbone dans les sols, à partir d’un diagnostic CAP’2ER® de l’exploitation, puis d’un plan d’actions sur 5 ans (alimentation du troupeau, prairies, fertilisation, énergie).
- Diagnostic CAP’2ER® niveau 2 au début et à la fin du projet
- Plan d’actions personnalisé sur 5 ans
- Pression azotée maîtrisée
- Vérification finale par un auditeur indépendant avant reconnaissance des réductions
- Outil de diagnostic
- CAP’2ER® niveau 2
- Scénario de référence
- spécifique au projet
- Période de comptabilisation
- 5 ans
Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.
Le projet en chiffres
- Surface
- 208 ha
- Volume en vente, environ
- 242 tCO₂eq
- Durée du projet
- 5 ans
- Leviers actionnés
- 4
la part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
détaillés plus haut, un par un
Une tonne, concrètement
Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.
La feuille de route
4 étapes franchies sur 7. Prochain jalon : vérification, le 10 juillet 2027. Le projet est engagé sur 5 ans.
Faites glisser la frise →
Ce qui est fait
-
6 juillet 2021Fait
Diagnostic carbone CAP’2ER
Le diagnostic mesure les émissions de l’exploitation et sert de point de départ à la modélisation des réductions.
-
10 juillet 2022Fait
Notification au Ministère
Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.
-
1er août 2022Fait
Dépôt du dossier
Le dossier complet (diagnostic, calcul carbone, engagements) est déposé pour instruction.
-
27 octobre 2022Fait
Labellisation Bas-Carbone
Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.
Ce qui vient
-
10 juillet 2027Prévu
Vérification
Audit indépendant en fin de période de comptabilisation, puis reconnaissance des réductions par le Ministère.
Les étapes sans date publiée
-
Étape 1
Mise en place des leviers
Génétique, âge au premier vêlage, longévité des vaches, conduite sanitaire, qualité des fourrages.
-
Étape 2
Financement annuel
Le projet bénéficie d’un financement annuel reversé à l’agriculteur.
Ces étapes jalonnent le projet sans qu’une date leur soit publiée à ce jour : chacune apparaîtra à sa place dans la frise dès qu’elle sera confirmée au dossier.
La suite s’écrira dans le journal du projet, plus bas : il est encore vide, et se remplira au fil des mois. Aller au journal
Journal du projet
Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.
Aucune nouvelle publiée pour l’instant.Les entrées paraîtront ici dès qu’il y aura quelque chose à dire : une étape franchie sur le terrain, ou une mise à jour des données du projet. Abonnez-vous pour être prévenu.
Une entrée du journal, une plantation, un audit : vous êtes prévenu par e-mail, et vous choisissez la fréquence.
Ils ont contribué à ce projet
Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.
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