
Ferme de la Houblonnière
Herbisse · Grand Est
- Introduction de légumineuses
- Couverts végétaux et biomasse
- Conversion biologique
- Optimisation de la fertilisation
- StatutPlus en venteCe projet n’est plus ouvert aux contributions sur Carbone.eco
- MéthodeGrandes culturesMéthode approuvée par l’État
- Certification

Projet labellisé par l’État
Ferme de la Houblonnière, Herbisse
La ferme de la Houblonnière entreprend un projet de contribution carbone en réduisant son impact et convertissant une partie de ses cultures en Agriculture Biologique.
Sur une période de 5 ans, l’exploitation s’engage à mettre en œuvre des leviers de réduction pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, particulièrement le protoxyde d’azote, et à maximiser la séquestration du carbone dans les sols.
Les réductions d’émissions proviennent de l’intégration de cultures à faible besoin azoté, telles que les légumineuses, et de l’instauration de couverts végétaux. Ces pratiques contribuent à accroître la matière organique dans les sols, favorisant ainsi le stockage de carbone.
« En favorisant des cultures à faible demande azotée et en instaurant des couverts végétaux, l’exploitation renforcera la séquestration du carbone. »
4 leviers actionnés, expliqués un par un
Un projet agricole bas-carbone ne se joue pas sur une machine ou un achat : il se joue sur des pratiques que l’exploitant change et tient pendant des années — l’assolement, les couverts, la fertilisation, la conduite du troupeau. Voici lesquelles, et ce que chacune modifie réellement.
Sur la fiche officielle du projet, les leviers sont listés ainsi : Augmentation du carbone dans les sols, Suppression des intrants azotés minéraux, Suppression des produits phytosanitaires, Suppression des amendements calciques.
Introduction de légumineuses
Ce que c’est. Les légumineuses (trèfle, luzerne, féverole, pois) ont une capacité unique : elles captent l’azote de l’air grâce à des bactéries symbiotiques dans leurs racines (nodosités). Elles n’ont donc pas besoin d’engrais azotés et en laissent dans le sol pour la culture suivante.
Pourquoi ça compte pour le climat. En substituant des engrais azotés de synthèse (très émetteurs en GES lors de leur fabrication et utilisation), les légumineuses réduisent drastiquement les émissions. Leur biomasse racinaire enrichit aussi le sol en carbone.
Une légumineuse peut remplacer 50 à 200 kg d’engrais azoté/ha, évitant la fabrication et l’épandage de ces engrais.
Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes Cultures
Couverts végétaux et biomasse
Ce que c’est. Les couverts végétaux sont des plantes semées entre deux cultures principales pour ne jamais laisser le sol nu. Ils capturent le CO₂ atmosphérique par photosynthèse et le stockent dans le sol sous forme de matière organique quand ils sont détruits. Ils réduisent aussi l’érosion et améliorent la structure du sol.
Pourquoi ça compte pour le climat. Le carbone capté par les couverts est incorporé au sol lors de leur destruction (broyage, gel). La matière organique se transforme en humus stable qui séquestre le carbone pendant des décennies. Plus la biomasse produite est importante, plus le stockage est élevé.
Stockage direct de 0.5 à 1.5 tCO₂/ha/an selon la biomasse produite.
Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes Cultures
Conversion biologique
Ce que c’est. Le passage en agriculture biologique supprime les engrais et pesticides de synthèse, favorise les rotations longues et diversifiées, et privilégie les méthodes naturelles de fertilisation et de protection des cultures.
Pourquoi ça compte pour le climat. La suppression des engrais azotés de synthèse élimine les émissions liées à leur fabrication (très énergivore) et à leur épandage (N₂O). Les sols bio sont généralement plus riches en carbone organique.
Élimination des émissions liées aux intrants de synthèse, stockage carbone accru.
Levier reconnu par les méthodesGrandes Cultures
Optimisation de la fertilisation
Ce que c’est. L’optimisation de la fertilisation consiste à ajuster précisément les apports d’engrais (azote, phosphore, potassium) aux besoins réels des cultures. L’objectif est de réduire les excédents qui se transforment en protoxyde d’azote (N₂O), un gaz à effet de serre 265 fois plus puissant que le CO₂.
Pourquoi ça compte pour le climat. Le protoxyde d’azote (N₂O) est le principal GES agricole. En réduisant de 20 % les apports d’engrais azotés, on réduit les émissions de N₂O de façon proportionnelle. Chaque kg d’azote en moins évite environ 5 kg de CO₂ équivalent.
La fertilisation azotée représente 40 à 60 % des émissions GES en grandes cultures.
Levier reconnu par les méthodesCarbon AgriGrandes CulturesSOBAC
Ces leviers relèvent de 3 familles de pratiques (Grandes cultures / Élevage, Grandes cultures, Transversal). Leurs cobénéfices — sur l’eau, les sols, la biodiversité et l’économie de l’exploitation — sont détaillés dans la section suivante, classés par famille.
Ce que le projet change d’autre, famille par famille
Le carbone se compte, il se vérifie, il se paie. Mais ce n’est jamais la seule chose qui bouge quand une exploitation change ses pratiques. 22 effets sont documentés sur ce projet, répartis en 5 familles.
Économique
4Économie d’engrais azotés (100 à 200 €/ha), diversification des cultures, autonomie protéique pour l’élevage.
Levier : Introduction de légumineusesRéduction des achats d’engrais azotés (les légumineuses en couvert fixent l’azote gratuitement), amélioration des rendements à moyen terme, valorisation possible en fourrage.
Levier : Couverts végétaux et biomasseValorisation premium des produits (prix supérieur de 20 à 50 %), image positive, demande croissante des consommateurs.
Levier : Conversion biologiqueÉconomies directes sur les achats d’engrais (30 à 80 €/ha selon les réductions), amélioration de la marge brute des cultures.
Levier : Optimisation de la fertilisation
Biodiversité
5Les légumineuses à fleurs (trèfle, luzerne) sont d’excellentes plantes mellifères. Leur floraison prolongée nourrit les pollinisateurs pendant des mois.
Levier : Introduction de légumineusesLes couverts créent un habitat et une source de nourriture pour la faune (insectes pollinisateurs, oiseaux) pendant la période hivernale où les sols seraient normalement nus.
Levier : Couverts végétaux et biomasseLes parcelles bio abritent en moyenne 30 % d’espèces en plus que les parcelles conventionnelles.
Levier : Conversion biologiqueMoins d’excédents azotés réduit l’eutrophisation des milieux naturels, préservant la flore et la faune des zones humides.
Levier : Optimisation de la fertilisationCouverts végétaux et légumineuses favorables aux insectes et aux oiseaux.
ODD 15 · Vie terrestre
Territoire
1Conversion d’une partie des cultures en agriculture biologique.
ODD 12 · Consommation et production responsables
Eau
6La réduction des intrants azotés évite la pollution des eaux.
Dossier du projet · Qualité de l’eauMoins de lessivage d’azote puisqu’on n’épand plus d’engrais azotés de synthèse. Les racines profondes de la luzerne pompent les nitrates résiduels.
Levier : Introduction de légumineusesLes racines des couverts absorbent les nitrates résiduels, réduisant de 30 à 60 % le lessivage vers les nappes phréatiques. Ils limitent aussi le ruissellement et l’érosion hydrique.
Levier : Couverts végétaux et biomasseSuppression des pesticides dans les eaux, réduction drastique des nitrates.
Levier : Conversion biologiqueRéduction directe du lessivage des nitrates dans les eaux souterraines. Chaque kg d’azote non épandu en excès est un kg qui ne polluera pas les nappes.
Levier : Optimisation de la fertilisationMoins d’azote épandu, moins de nitrates dans les nappes.
ODD 6 · Eau propre et assainissement
Sol
6Augmenter la quantité de matière organique dans les sols.
Dossier du projet · Augmentation des puitsLa réduction des labours favorise la biologie des sols.
Dossier du projet · Vie dans les solsLes racines pivotantes (luzerne) structurent le sol en profondeur. Les nodosités enrichissent le sol en azote organique durable.
Levier : Introduction de légumineusesLes racines aèrent le sol, les vers de terre se multiplient, la matière organique augmente. En quelques années, la structure du sol s’améliore nettement (porosité, rétention d’eau).
Levier : Couverts végétaux et biomasseEnrichissement en matière organique, vie biologique multipliée par 2 à 5, meilleure structure.
Levier : Conversion biologiqueDes apports équilibrés favorisent l’activité biologique du sol (micro-organismes, vers de terre) plutôt que de la perturber par des excès chimiques.
Levier : Optimisation de la fertilisation
Ce que recouvrent ces six familles
- Humain. Contribution au bien-être des communautés locales, développement des compétences et de la formation professionnelle, renforcement du lien social autour du projet.
- Économique. Création d’emplois locaux et renforcement de l’économie rurale. Résilience économique de l’exploitation ou de la forêt : moins de dépendance aux intrants achetés, revenus complémentaires, couverture des aléas.
- Biodiversité. Augmentation de la diversité des espèces végétales et animales sur le territoire du projet. Amélioration des habitats naturels, protection des écosystèmes et création de corridors écologiques pour la faune locale.
- Territoire. Valorisation du patrimoine naturel local et de l’attrait paysager. Production responsable ancrée sur place, paysages diversifiés, garanties de gestion durable : ce que le projet change pour le territoire qui l’accueille.
- Eau. Amélioration de la qualité et de la gestion de l’eau, réduction de la pollution, augmentation de l’infiltration et de la recharge des nappes souterraines. Protection des ressources en eau douce et des écosystèmes aquatiques.
- Sol. Augmentation de la matière organique du sol, amélioration de la structure et de la fertilité naturelle. Prévention de l’érosion, augmentation de la capacité de rétention d’eau et de la vie biologique du sol.
Chaque effet listé ci-dessus est repris tel qu’il est écrit dans le dossier du projet, dans la fiche du levier ou de l’essence concernée, ou dans la justification de l’objectif de développement durable indiqué — l’étiquette sous chaque ligne dit laquelle. Le classement par famille est un choix de lecture ; il n’ajoute rien au dossier.
Les objectifs de développement durable servis
Les 17 ODD sont le cadre commun adopté par les Nations unies en 2015. Ce projet contribue directement à 4 d’entre eux.
- 6Eau propre et assainissement
- 12Consommation et production responsables
- 13Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
- 15Vie terrestre
Qui garantit quoi, et sur combien de temps
Une contribution carbone ne vaut que par le cadre qui la vérifie. Celui-ci est public : une méthode approuvée par l’État, un scénario de référence, un auditeur indépendant, et une réserve prélevée pour couvrir les aléas.
Réduire les émissions des cultures (surtout le protoxyde d’azote lié aux engrais) et stocker du carbone dans les sols grâce aux couverts végétaux, aux légumineuses, à la réduction du travail du sol, sur 5 ans.
- Diagnostic initial de l’exploitation
- Plan d’actions sur 5 ans
- Suivi annuel des pratiques
- Vérification par un auditeur indépendant
- Période de comptabilisation
- 5 ans
Ce que cette méthode impose, en détail — additionnalité, scénario de référence, décote de non-permanence et vérification. Le Label Bas-Carbone est le cadre de certification carbone de l’État français, piloté par le Ministère de la Transition Écologique ; chaque méthode y est publique et consultable sur ecologie.gouv.fr.
Le projet en chiffres
- Volume en vente, environ
- 400 tCO₂eq
- Durée du projet
- 5 ans
- Leviers actionnés
- 4
la part ouverte aux contributions, en crédits potentiels
détaillés plus haut, un par un
Une tonne, concrètement
Ordres de grandeur d’après les données publiques de l’ADEME, pour une tonne de CO₂ équivalent.
La feuille de route
2 étapes franchies sur 6. Le projet est engagé sur 5 ans.
Ce qui est fait
-
14 février 2023Fait
Notification au Ministère
Le projet est déclaré au Ministère de la Transition Écologique : le compte à rebours de la labellisation commence.
-
2 mai 2023Fait
Labellisation Bas-Carbone
Le Ministère reconnaît le projet et son volume de réductions d’émissions anticipées.
Les étapes sans date publiée
-
Étape 1
Diagnostic initial
Diagnostic de l’exploitation et modélisation des réductions sur 5 ans.
-
Étape 2
Plan d’actions
Légumineuses, couverts végétaux, conversion en agriculture biologique.
-
Étape 3
Suivi annuel
Chaque année, les pratiques sont suivies et le financement reversé.
-
Étape 4
Vérification
Audit indépendant en fin de projet.
Ces étapes jalonnent le projet sans qu’une date leur soit publiée à ce jour : chacune apparaîtra à sa place dans la frise dès qu’elle sera confirmée au dossier.
La suite s’écrira dans le journal du projet, plus bas : il est encore vide, et se remplira au fil des mois. Aller au journal
Journal du projet
Les nouvelles datées de ce projet : plantation, saisons, audit, inscription au registre. Certaines sont écrites par l’opérateur, d’autres sont publiées automatiquement à partir des données du projet — chaque entrée le dit.
Aucune nouvelle publiée pour l’instant.Les entrées paraîtront ici dès qu’il y aura quelque chose à dire : une étape franchie sur le terrain, ou une mise à jour des données du projet. Abonnez-vous pour être prévenu.
Une entrée du journal, une plantation, un audit : vous êtes prévenu par e-mail, et vous choisissez la fréquence.
Ils ont contribué à ce projet
Extrait du registre public : initiales ou raison sociale, selon le choix de chacun. Jamais de nom complet, d’e-mail ni d’adresse.
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