Contribuer près de chez soi : pourquoi la proximité change tout
Une tonne de CO2 évitée a le même effet climatique où qu’elle le soit : la proximité n’améliore pas le bilan. Ce qu’elle change est ailleurs, et ce n’est pas rien — vous pouvez aller voir la parcelle, parler au porteur, suivre le chantier, et l’argent reste dans un territoire que vous connaissez. Les 6 projets de ce site couvrent 4 régions françaises.
D’abord, ce que la proximité ne change pas
Le CO2 se mélange dans l’atmosphère à l’échelle du globe en quelques mois. Une tonne évitée en Vendée et une tonne évitée à l’autre bout du monde ont exactement le même effet sur le climat.
Il faut le dire clairement, parce que l’argument inverse est souvent employé pour justifier un prix. La proximité est une qualité, elle n’est pas une performance environnementale.
Ce qui fait la valeur climatique d’une tonne, c’est la méthode qui l’a calculée, l’additionnalité qui l’a validée, l’audit qui l’a vérifiée et le registre qui l’a inscrite — pas la distance qui vous en sépare.
Ce qu’elle change vraiment : la vérifiabilité
Un projet à deux heures de route peut être visité. C’est banal, et c’est décisif : la possibilité du contrôle change le comportement de tout le monde, y compris de ceux qui ne l’exerceront jamais.
Le porteur du projet est une personne joignable, l’exploitation existe, la commune a un nom qu’on peut chercher. Aucun document ne remplace cette vérification-là.
C’est aussi pour cela que chaque fiche de ce site porte la commune, le département, la surface quand elle est connue, les essences ou les leviers engagés, un journal de terrain daté et des photos prises sur la parcelle.
L’argent qui reste dans le territoire
L’essentiel du prix d’une tonne finance un chantier réel : des plants, des travaux, de l’entretien pendant cinq ans, ou un plan d’actions agricole et son accompagnement. Ces dépenses sont locales.
Elles font vivre des pépinières, des entreprises de travaux forestiers, des conseillers agricoles, et elles soutiennent le revenu d’un propriétaire forestier ou d’un agriculteur. Ce n’est pas un argument climatique, c’est un argument économique assumé.
Il y a aussi un effet moins visible : un projet local est plus facile à faire durer trente ans, parce que quelqu’un sur place y a intérêt.
Ce que couvre le catalogue aujourd’hui
Les projets du site se répartissent entre 4 projets forestiers et 2 fermes, dans 4 régions : Hauts-de-France, Grand Est, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val de Loire.
Les deux fermes portent 43 pour cent du volume labellisé, soit 518 des 1 194 tCO2eq reconnues. La contribution carbone française n’est pas une affaire de forêts seulement, et le catalogue le reflète.
La carte de la page d’accueil situe chaque projet, et chaque fiche dit ce qui est labellisé et ce qui est encore en cours de labellisation.
Comment choisir, en pratique
Le prix étant identique partout, 61,32 € la tonne, le choix est entièrement libre. Trois critères reviennent souvent : la région, le type de projet — forêt ou ferme — et l’histoire du projet.
Un reboisement après incendie, un boisement de terres délaissées, un élevage qui revoit la conduite de son troupeau : ce ne sont pas les mêmes récits, et il est légitime que celui qui contribue choisisse celui qui lui parle.
Une fois le projet choisi, la suite est la même pour tous : tonne entière, certificat nominatif vérifiable publiquement, registre public du site, puis inscription au registre national après le délai légal de rétractation.
Deux projets où cela se voit
Les articles de ce blog ne parlent pas dans le vide : voici deux projets ouverts aux contributions sur Carbone.eco, choisis dans la famille dont traite cet article. Leur fiche donne la commune, la méthode, le volume et l’avancement.
Les sources de cet article
Tout chiffre cité plus haut vient soit des données publiées sur ce site, soit de l’une des sources ci-dessous. Elles sont publiques : les vérifier ne demande qu’un clic.
- Ministère de la Transition Écologique — le Label Bas-Carbone — référentiel, méthodes approuvées et registre national
- IGN — inventaire forestier national — données publiques sur les forêts françaises
- Ministère de la Transition Écologique — objectifs climatiques français et Label Bas-Carbone
À lire ensuite sur le site
- les projets, région par région, sur la carteAu catalogue : six projets français, quatre régions, un prix unique.
- contribuer à titre personnel près de chez soiÀ partir d’une tonne entière, certificat nominatif.
- le registre public des contributions déjà faitesProjet par projet, avec le code de chaque certificat.
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